Procès Diané : l’ancien ministre guinéen rejette les accusations en appel

Le procès en appel de Dr Mohamed Diané, ancien ministre de la Défense sous Alpha Condé, a repris à zéro devant la CRIEF, suite à un changement de juges. Le prévenu rejette en bloc les charges retenues contre lui.

 

Alors qu’il s’acheminait vers son dénouement, le procès en appel de l’ancien ministre guinéen de la Défense sous le régime d’Alpha Condé a repris intégralement ce jeudi 22 janvier devant la chambre des appels de la CRIEF. Cette reprise à zéro est consécutive à une modification dans la composition de la juridiction.

Après l’exposé des moyens d’appel par les conseils de la partie civile et ceux de la défense, la Cour a procédé à un nouvel interrogatoire du prévenu.

Sans détour, Dr Mohamed Diané a rejeté l’ensemble des accusations de détournement de deniers publics, de blanchiment de capitaux et d’enrichissement illicite ayant fondé sa condamnation en première instance.

« Si j’ai relevé appel, c’est parce que la décision rendue contre moi ne repose sur aucun élément factuel ou juridique sérieux », a-t-il soutenu devant la Cour.

Sur le volet relatif au détournement de deniers publics, l’ancien ministre a fait observer qu’aucune pièce comptable liée à sa gestion n’a été produite tout au long de la procédure. Il a également dénoncé le fait d’être poursuivi seul, estimant que l’intendance, structure directement en charge des finances, aurait dû être associée à la procédure.

Abordant les accusations d’enrichissement illicite, Dr Diané a affirmé que la grande majorité des biens qui lui sont attribués ne lui appartiennent pas. « J’ai été interpellé pour des motifs politiques, avec pour objectif de me discréditer », a-t-il déclaré.

Tout en affirmant ne posséder aucune parcelle à Conakry, il a néanmoins reconnu être propriétaire d’une maison à Missira acquise en 1986, d’une villa située à Sinkèfara, de deux terrains non bâtis à Hérémakono et à Karfamoriah, d’un terrain à Bordo reçu de son frère, ainsi que d’une parcelle à Baladou.

Selon ses précisions, seuls les terrains de Baladou et de Bordo auraient été acquis durant son passage au gouvernement. À l’issue de cet interrogatoire, la Cour a prononcé la clôture des débats et renvoyé l’affaire au 29 janvier pour les plaidoiries des parties et les réquisitions du ministère public.

Pour rappel, Dr Mohamed Diané a été condamné en décembre 2024 à cinq ans d’emprisonnement après avoir été reconnu coupable de détournement de deniers publics, de blanchiment de capitaux et d’enrichissement illicite. Il avait également été condamné au paiement d’une amende de cinq milliards de francs guinéens, ainsi qu’à 500 milliards GNF à titre de dommages et intérêts au profit de l’État, avec la saisie de la majorité de ses biens.

Le ministre Mohamed Diané se fait vacciner contre la covid-19

Les premières doses du vaccin russe Sputnik V contre le Covid-19, développé par le centre de recherches Gamaleïa de Moscou, sont arrivées en Guinée.  Le pays de Vladimir Poutine a expédié à Conakry un lot de vaccins anti-coronavirus.

Ce mercredi au Palais Sékhoutouréyah, le ministre d’Etat chargé des Affaires présidentielle s’est fait vacciner. Le docteur Mohamed Diané devient le premier guinéen à avoir officiellement reçu une dose du vaccin russe.

« #STOPCOVID19_GN La Guinée procède à ses premières vaccinations. L’exemple par le haut. #Sputnik_V.  En tant que généticien, je fais entièrement confiance au progrès de la recherche et de la science. Nous vaincrons la pandémie, tous ensemble! », a posté sur le réseau social Twitter, Dr Mohamed Diané.

Selon les autorités russes, le vaccin Spoutnik V présente un taux d’efficacité de 95%.

Usage abusif de sirènes et gyrophares: les ministres Mohamed Diané et Damantang Camara mettent en garde

Dans une note circulaire rendue publique samedi, 26 décembre 2020, le ministre de la Défense nationale, Dr Mohamed Diané et celui de la Sécurité et de la Protection Civile Damantang Albert Camara ont  annoncé à nouveau des mesures et des sanctions contre l’utilisation abusive et frauduleuse des escortes et gyrophares en Guinée.

« Malgré plusieurs rappels des dispositions du décret D/2016/146/PRG du 5 aout 2016, des citoyens continuent d’utiliser abusivement et frauduleusement des escortes, gyrophares non autorisés dans la circulation« , regrettent les ministres de la Défense nationale et la Sécurité dans un communiqué conjoint.

Dans le communiqué, ils rappellent que seuls le président de la République, le président de l’Assemblée nationale, le Premier ministre, le ministre de la Défense nationale, le ministre de la Sécurité et de la protection civile, le Chef d’Etat-major des armées, le Haut commandant de la gendarmerie nationale, le directeur général de la police nationale, le directeur général de la douane, les ambulances, les véhicules de la police nationale et de la protection civile en mission, les véhicules de transports des détenus et de fonds sont autorisés des gyrophares.

Par ailleurs, Dr Mohamed Diané et Damantang Albert Camara ordonnent à toutes les unités de la police routière et de la gendarmerie de procéder « automatiquement et immédiatement à la mise en fourrière pour tout véhicule contrevenant aux dispositions dudit et à l’audition sur procès-verbal du chauffeur et du propriétaire du véhicule« .

Ils dénoncent également l’utilisation des motards d’escortes ou de gardes du corps appartenant aux unités des forces de défense et de sécurité sans autorisation officielle de leurs départements respectifs, selon les formes requises.

Ils préviennent que « tout agent de force de défense et de sécurité surpris en train de servir d’escorte à quelque titre que ce soit et avec qui que ce soit en dehors d’une autorisation formelle engageant sa hiérarchie, sera mis aux arrêts et sa hiérarchie sommée de rendre compte« .

Guinée: Le chef de NVC tranche « Alpha Condé partira en 2020 »

Pour le président du mouvement Nos Valeurs Communes, Etienne Soropogui, la volonté du président de la république, de se maintenir au pouvoir, ne fait l’ombre d’aucun doute.

Il  rassure que l’opposition mettra tout en œuvre par tous les moyens légaux pour qu’Alpha Condé cède le pouvoir. Et laisse le fauteuil présidentiel à une autre personne que les guinéens éliront en 2020.

‘’Alpha Condé ne travaille que pour lui-même. Ceux qui cherchent des scenarii en parlant de Kassory Fofana par-ci, Dr. Mohamed Diané par-là se trompent éperdument. Alpha Condé ne travaille pour personne, si ce n’est que pour sa petite personne’’, considère le président de Nos valeurs Communes.

Il indique au pouvoir en place ‘’Nous ne sommes pas naïfs. Nous nous organisons pour que cela ne soit pas. Il partira en 2020 et nous nous donnerons les moyens pour qu’il parte’’.

Pour Etienne Soropogui, il est hors de question de laisser Alpha Condé briguer un troisième mandat alors que la constitution en vigueur le lui interdit.