Mamadi Doumbouya appelle à une Afrique souveraine et prospère au 39e sommet de l’UA

Le président guinéen Mamadi Doumbouya a pris la parole au 39ᵉ sommet de l’Union africaine à Addis-Abeba, plaçant la Guinée dans une nouvelle phase politique et économique centrée sur la souveraineté et la transformation.

 

Ce samedi 14 février 2026, à Addis-Abeba, le président guinéen Mamadi Doumbouya a pris la parole à l’occasion du 39ᵉ sommet de l’Union africaine, inscrivant la participation de son pays dans une nouvelle étape politique marquée par la Cinquième République.

« J’ai l’honneur de m’exprimer aujourd’hui pour la première fois à un sommet de l’Union africaine depuis l’avènement de notre Cinquième République », a déclaré Mamadi Doumbouya, rappelant que l’élection présidentielle a « consacré la volonté souveraine du peuple guinéen de poursuivre la refondation ».

Le chef de l’État a insisté sur l’exigence de résultats concrets pour les populations. « Nos peuples attendent des transformations tangibles, pas seulement des déclarations », a-t-il affirmé, mettant en avant l’accès à l’énergie, à l’éducation, à la santé, à l’emploi et à la dignité économique comme priorités.

Pour lui, la souveraineté économique est indissociable de la souveraineté politique. « Il n’y a pas de développement inclusif sans maîtrise stratégique de nos ressources naturelles, humaines et technologiques », a-t-il martelé devant ses homologues africains.

Mamadi Doumbouya a présenté trois axes majeurs de réforme :

Industrialisation et transformation locale des matières premières. « L’exportation brute ne peut plus être la norme. L’Afrique doit produire, transformer et commercialiser », a-t-il souligné.

Intégration économique et infrastructures continentales. Routes, chemins de fer, réseaux énergétiques et numériques doivent être pleinement exploités pour renforcer la zone de libre-échange africaine.

Capital humain. L’éducation, la formation technique, la science, l’innovation et l’intelligence artificielle doivent devenir des piliers de la compétitivité africaine.

Le président guinéen a annoncé un programme de transformation socio-économique visant « une économie diversifiée, créatrice d’emplois et respectueuse de l’environnement », tout en consolidant la stabilité institutionnelle.

Pour clore son allocution, Mamadi Doumbouya a lancé un appel à un « panafricanisme des projets concrets » basé sur des investissements structurants, la solidarité économique et la sécurité collective. « L’histoire nous observe, nos peuples nous regardent », a-t-il insisté, prônant « une Afrique transformée, souveraine et prospère pour tous ».

Guinée : Mamadi Doumbouya attendu à Addis-Abeba pour prendre part au 39ᵉ Sommet de l’Union africaine

Pour la première fois depuis son élection, le président guinéen Mamadi Doumbouya quitte le pays pour une mission officielle. Direction Addis-Abeba, où il prendra part au 39e Sommet de l’Union africaine.

 

Le président de la République de Guinée, Mamadi Doumbouya, effectuera ce vendredi 13 février 2026 sa toute première mission officielle hors du territoire national depuis son accession à la magistrature suprême.

Le chef de l’État guinéen est annoncé en Addis-Abeba, en Éthiopie, où il prendra part au Sommet de l’UA, à savoir la 39ᵉ session ordinaire des chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine, prévue les 14 et 15 février 2026.

Cette visite marque une séquence diplomatique majeure pour Conakry. Elle s’inscrit dans une dynamique panafricaine affirmée et symbolise la volonté des autorités guinéennes de repositionner le pays sur l’échiquier continental, après plusieurs années de transition politique.

À cet égard, il convient de rappeler que lors de l’ouverture de la 48ᵉ session ordinaire du Conseil exécutif de l’organisation continentale, tenue le mercredi 11 février 2026, le président de la Commission de l’Union africaine, Mahmoud Ali Youssouf, a salué le retour progressif à l’ordre constitutionnel en Guinée, ainsi que la réintégration effective du pays au sein de l’instance panafricaine.

Cette reconnaissance institutionnelle ouvre ainsi la voie à une participation pleine et entière de la Guinée aux travaux du Sommet de l’UA, renforçant sa présence diplomatique et politique sur le continent.

Me Paul Yomba Kourouma salue une “qualité rare” chez Mamadi Doumbouya

Avocat chevronné et figure respectée du barreau guinéen, Me Paul Yomba Kourouma a livré un témoignage élogieux sur le président Mamadi Doumbouya, mettant en avant une qualité qu’il juge exceptionnelle chez le chef de l’État.

 

Réputé pour son éloquence au prétoire et son long parcours professionnel, Me Paul Yomba Kourouma a tenu des propos laudateurs à l’endroit du président Mamadi Doumbouya. L’avocat d’Aboubacar Toumba Diakité estime que le chef de l’État guinéen se distingue par une qualité peu commune dans l’histoire politique nationale.

S’exprimant au micro d’Actuguinée, Me Paul Yomba Kourouma n’a pas caché son admiration. « Le président a une qualité, et c’est très rare », a-t-il affirmé, avant de surprendre par une référence littéraire peu habituelle dans le débat politique.

L’avocat a ainsi rappelé que Mamadi Doumbouya figure dans Dramouss, l’ouvrage emblématique de l’écrivain guinéen Camara Laye. « Est-ce que vous savez que Mamadi Doumbouya est dans Dramouss de Camara Laye ? », a-t-il interrogé, soulignant la portée symbolique de cette présence dans un texte majeur de la littérature nationale.

Pour Me Paul Yomba Kourouma, cette singularité explique en partie son attitude depuis l’accession de Mamadi Doumbouya à la magistrature suprême. « C’est pourquoi, depuis qu’il est devenu président, j’ai fermé le bec », a-t-il conclu, sur un ton sans équivoque.

Ces déclarations, largement relayées, viennent renforcer l’image d’un président perçu par certains acteurs de la société civile et du monde judiciaire comme une figure atypique dans le paysage politique guinéen.

Guinée : Mamadi Doumbouya nomme une partie de son nouveau gouvernement

Le président Mamadi Doumbouya a procedé, ce 2 février 2026, à la nomination partielle des membres du gouvernement sur proposition du Premier ministre.

 

Le président, Mamadi Doumbouya, a procédé ce lundi 2 février 2026 à la nomination partielle des membres du gouvernement, une semaine après l’annonce de la nouvelle architecture gouvernementale. Ces nominations ont été faites sur proposition du Premier ministre, Amadou Oury Bah.

La liste rendue publique concerne plusieurs portefeuilles stratégiques de l’administration guinéenne. Elle marque la confirmation de certains ministres clés, ainsi que l’entrée de nouvelles figures au sein de l’équipe gouvernementale chargée de conduire l’action publique durant la transition.

Parmi les nominations figurent Ibrahima Sory Tounkara, nommé Garde des Sceaux, ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, ainsi qu’Ibrahima Kalil Condé, reconduit au ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation. Le général Ahmed Mamadou Oury Diallo prend la tête du ministère de la Sécurité et de la Protection civile.

Le ministère des Affaires étrangères reste confié à Dr Morissanda Kouyaté, tandis que Mme Mariama Ciré Sylla hérite du portefeuille de l’Économie, des Finances et du Budget. Bouna Sylla est nommé ministre des Mines et de la Géologie, et Félix Lamah prend en charge le ministère de l’Élevage.

Fassou Théa est nommé ministre de la Pêche et de l’Économie maritime. L’Enseignement supérieur et la Recherche scientifique sont confiés à Dre Diaka Sidibé, alors qu’Alpha Bacar Barry prend la tête du vaste département de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation, de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle.

Au niveau des secteurs sociaux et culturels, Moussa Moïse Sylla est nommé ministre de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat. Mme Khaïté Sall prend les rênes du ministère de la Santé et de l’Hygiène publique, tandis que Mme Patricia Adeline Lamah est nommée ministre de la Femme, de la Famille et des Solidarités.

Mamadou Cellou Baldé est désigné ministre de la Jeunesse et des Sports. Facinet Sylla hérite du ministère des Infrastructures. Ousmane Gaoual Diallo est nommé ministre des Transports et porte-parole du gouvernement. Mourana Soumah prend en charge le ministère de la Communication, de l’Économie numérique et de l’Innovation.

Djami Diallo est nommée ministre de l’Environnement et du Développement durable, avec le statut de porte-parole adjointe du gouvernement. Tamba Benoît Kamano est nommé Secrétaire général du gouvernement avec rang de ministre, tandis qu’Elhadj Karamo Diawara prend la tête du Secrétariat général des Affaires religieuses, également avec rang de ministre.

Cette nomination partielle marque une nouvelle étape dans la mise en place de l’équipe gouvernementale appelée à conduire les réformes institutionnelles et socioéconomiques de la Transition.

Déguerpissements en Guinée : Mamadi Doumbouya justifie une décision jugée sensible

Face aux critiques suscitées par les opérations de déguerpissement, le président de la transition guinéenne, Mamadi Doumbouya, explique leur nécessité au nom de la sécurité et de la santé publique.

Face à la recrudescence des opérations de déguerpissement des encombrants physiques le long des principaux axes routiers, le président de la transition, Mamadi Doumbouya, a pris la parole ce vendredi 30 janvier 2026 afin d’apporter des éclaircissements.

Dans un message diffusé sur sa page Facebook officielle, le chef de l’État a tenu à expliquer le bien-fondé de ces opérations, régulièrement dénoncées par certaines populations qui les jugent excessivement rigoureuses.

« Je m’adresse à vous avec respect et responsabilité », a-t-il indiqué d’entrée.

Selon Mamadi Doumbouya, les actions de libération des routes et des abords des marchés « ne constituent ni une sanction, ni un manque de considération envers votre courage et votre travail quotidien ». Elles s’inscrivent, précise-t-il, dans une logique de sécurité, de santé publique et de protection des populations.

Le président de la transition a rappelé que l’occupation des bords de routes, tant pour le commerce que pour l’habitat, expose chaque jour les citoyens, notamment les femmes et les enfants, à de nombreux risques, parmi lesquels :

les accidents de la circulation ; la pollution ; les maladies respiratoires ; l’insalubrité des denrées alimentaires.

« Aucune nation ne peut prétendre à un développement durable lorsque ses routes se transforment en marchés improvisés et que la vie humaine y est continuellement en danger », a-t-il insisté.

Conscient de la sensibilité de ces mesures, Mamadi Doumbouya reconnaît leur caractère difficile, mais estime qu’elles demeurent indispensables « dans l’intérêt général », afin de construire « une Guinée plus sûre, plus propre et mieux organisée ». Il ambitionne un pays où les femmes pourront exercer leurs activités « dans la dignité et la sécurité », et où les enfants évolueront dans un environnement sanitaire plus sain.

Le chef de l’État a également rassuré sur les efforts en cours, affirmant que l’État, en lien avec les collectivités locales, œuvre à l’identification de sites aménagés, sécurisés et organisés, destinés à accueillir les activités économiques, « dans le respect de la loi et de la dignité humaine ».

Enfin, Mamadi Doumbouya a appelé les populations à faire preuve de confiance, de patience et de solidarité collective :

« Le sacrifice et la discipline d’aujourd’hui constituent la protection de demain. Pour nos enfants. Pour notre santé. Pour la Guinée. »

2025, l’année où la Guinée a posé les fondations de sa transformation

L’année 2025 s’inscrit désormais comme un tournant majeur dans l’histoire récente de la République de Guinée. Elle marque une phase décisive de structuration stratégique et d’engagement irréversible du pays sur la voie d’un développement durable, souverain et inclusif.

 

Sous l’autorité de Son Excellence Monsieur Mamadi Doumbouya, Président de la République et Chef de l’État, et sous l’impulsion du Ministre Ismaël NABE, le Ministère du Plan et de la Coopération Internationale (MPCI) s’est imposé comme un pilier central de la transformation nationale. Sa mission prioritaire a consisté à faire du Programme Simandou 2040 la référence fondamentale de l’action publique guinéenne pour les quinze prochaines années. L’intervention du MPCI s’est structurée autour de deux leviers essentiels : la planification stratégique et la mobilisation des ressources dédiées au développement. Cette première partie dresse le bilan des actions menées en matière de planification stratégique.

2025 : une année fondatrice pour l’architecture stratégique nationale.

Sous la conduite de S.E.M Ismaël NABE, l’action du Ministère du Plan en 2025 a poursuivi un objectif central : établir les bases institutionnelles, techniques et financières du Programme de Développement Socio-Économique Durable et Responsable SIMANDOU 2040.

Officiellement remis au Président de la République le 28 octobre 2025, ce programme structurant, organisé autour de cinq piliers, de 122 projets structurants et de 36 réformes majeures, s’impose désormais comme le cadre unique de référence de l’action publique en Guinée.

L’année 2025 a permis d’achever l’ingénierie globale du programme, d’assurer la cohérence des politiques sectorielles et de mettre en place une architecture de financement crédible, reconnue à l’échelle internationale.

Souveraineté financière : la Guinée s’ouvre aux marchés internationaux

L’année 2025 restera également historique sur le plan financier. La Guinée a obtenu sa première notation souveraine, B+ avec perspective stable, attribuée par l’agence Standard & Poor’s. Cette évaluation consacre la stabilité macroéconomique du pays, renforce sa crédibilité financière, envoie un signal fort aux investisseurs internationaux et positionne clairement la Guinée comme la deuxième économie de l’espace ouest-africain francophone.

Dans le même élan, les autorités finalisent la mise en place du tout premier Fonds Souverain du pays. Cet instrument stratégique vise à assurer une gestion intergénérationnelle des ressources naturelles, à financer des investissements structurants et à sécuriser durablement la vision portée par Simandou 2040.

Une planification modernisée et fondée sur la donnée

L’année 2025 a également marqué un tournant dans la fiabilité statistique nationale. La réalisation du quatrième Recensement Général de la Population et de l’Habitat (RGPH), premier recensement entièrement numérique de l’histoire guinéenne, financé à 63 % sur ressources propres, dote désormais le pays d’une base de données conforme aux standards internationaux.

Les comptes nationaux trimestriels sont désormais publiés régulièrement. La deuxième enquête harmonisée sur les conditions de vie des ménages a été lancée, tout comme la sixième Enquête Démographique et de Santé (EDS-6).

Le rebasage du Produit intérieur brut, avec une progression de 51,2 %, a permis une actualisation réaliste des indicateurs économiques, notamment en matière d’endettement, de pression fiscale et de capacité d’investissement.

La nouvelle structure économique du pays se présente ainsi :

● 36,4 % pour le secteur primaire ;

● 29 % pour le secteur secondaire ;

● 29,1 % pour le secteur tertiaire.

Une transformation discrète, mais déterminante pour la crédibilité économique de la Guinée.

Développement durable et aménagement du territoire

Les Objectifs de Développement Durable ont été intégrés dans l’ensemble des programmes sectoriels, avec l’élaboration du Rapport National Volontaire sur les ODD. Le Massif du Fouta Djallon a été inscrit dans les stratégies nationales de résilience et de protection environnementale.

Par ailleurs, les Schémas Régionaux d’Aménagement et de Développement (SRAD) ont été élaborés afin de promouvoir une planification territoriale équilibrée et inclusive. Le répertoire des politiques sectorielles ainsi que les différents cadrages macroéconomiques, provisoires, intermédiaires et définitifs, ont également été consolidés.

Capital humain : la Simandou Academy au cœur de la stratégie

Le pilier 2 du programme Simandou 2040, consacré à l’éducation et à la culture, a connu une avancée majeure avec le lancement de la Simandou Academy, dédiée à la formation d’une nouvelle élite guinéenne.

Parmi les premières réalisations figurent la formation d’une centaine de statisticiens et démographes dans des institutions africaines de référence, ainsi que le renforcement des capacités de 214 cadres en leadership et gestion de projets.

Des partenariats stratégiques ont été conclus avec l’Université de Moncton au Canada, offrant dix bourses d’excellence par an, tandis que plus de 130 bourses ont été obtenues en Malaisie, notamment auprès de l’Université Internationale Al Bukhary et de l’Université technologique Petronas. Des accords similaires ont été signés avec l’Australie, le Japon, ainsi que plusieurs pays partenaires, permettant l’envoi de jeunes talents en Pologne, à Singapour, en Inde et en Égypte.

L’investissement dans le capital humain s’affirme ainsi comme un pilier central du nouveau modèle de développement guinéen.

L’année 2025 consacre l’entrée de la Guinée dans une ère nouvelle de planification moderne, de coopération économique proactive et de transformation structurelle, avec le Ministère du Plan et de la Coopération Internationale en chef d’orchestre.

Sous le leadership du Président Mamadi Doumbouya et avec la mobilisation de toutes les forces vives de la Nation, la Guinée avance résolument.

« Nous avons désormais une trajectoire claire : Simandou 2040. Nous avons les partenaires, les financements, les compétences et surtout un leadership national engagé. Nous n’avons plus le droit à l’erreur, nous avons le devoir de réussir », a déclaré S.E.M Ismaël NABE, Ministre du Plan et de la Coopération Internationale.

Guinée : le premier Conseil des ministres de Mamadi Doumbouya sous le sceau de l’identité culturelle

À peine investi, le Général Mamadi Doumbouya imprime sa marque. Pour sa première réunion gouvernementale, le Chef de l’État guinéen a choisi de conjuguer action politique et affirmation culturelle, dans un Conseil des ministres hautement symbolique.

 

Le Président de la République de Guinée, Chef de l’État et Commandant en chef suprême des Forces armées, le Général Mamadi Doumbouya, a présidé, ce jeudi 22 janvier 2026, la première session du Conseil des ministres depuis son investiture, intervenue le 17 janvier dernier. Ce Conseil ministres Guinée marque le véritable démarrage de la nouvelle dynamique gouvernementale.

La réunion s’est tenue au Palais Mohammed V, dans un cadre empreint de symboles forts. L’ensemble des membres du Gouvernement est apparu vêtu du textile traditionnel « Forêt sacrée », originaire de la région forestière, traduisant une volonté affirmée de promotion de l’identité culturelle guinéenne au sommet de l’État lors de ce Conseil ministres Guinée.

À travers ce choix vestimentaire, le Chef de l’État a voulu donner une orientation claire à l’action publique, en plaçant la valorisation des savoir-faire locaux et le respect des traditions au cœur de la gouvernance. Cette démarche vise également à renforcer l’unité nationale dans un pays marqué par une grande diversité culturelle.

Au-delà des sujets inscrits à l’ordre du jour, cette première session du Conseil ministres Guinée aura surtout servi de cadre à un message politique fort : faire de la culture un pilier de l’identité nationale et un facteur de cohésion autour des institutions républicaines.

Source : Présidence de Guinée

Investiture de Mamadi Doumbouya : Conakry au cœur d’un grand rendez-vous diplomatique

La Guinée s’apprête à investir officiellement le Général Mamadi Doumbouya ce samedi à Conakry, lors d’une cérémonie marquée par une forte mobilisation diplomatique africaine et internationale.

 

Ce samedi 17 janvier 2026 marque une date majeure dans l’histoire politique de la Guinée. Le pays s’apprête à vivre l’investiture de son Président élu, le Général Mamadi Doumbouya, au Stade Général Lansana Conté de Nongo. L’événement, à forte portée symbolique, s’inscrit dans un contexte diplomatique dense, avec l’arrivée à Conakry de nombreuses délégations étrangères, signe de la reconnaissance internationale du processus de transition qui débouche sur l’avènement de la Cinquième République.

La solidarité gabonaise à l’honneur

Parmi les invités les plus attendus figure le Président de la République gabonaise, Brice Clotaire Oligui Nguema. Celui-ci est annoncé à Conakry ce vendredi 16 janvier pour prendre part personnellement à la cérémonie d’investiture de son homologue guinéen.

Cette visite s’inscrit dans une dynamique de réciprocité diplomatique. En mai 2025, le Général Mamadi Doumbouya avait effectué le déplacement à Libreville à l’occasion de l’investiture du Président gabonais. La présence de Brice Clotaire Oligui Nguema à Conakry vient ainsi renforcer un axe de coopération entre deux pays engagés dans une même vision de souveraineté, de refondation institutionnelle et de panafricanisme assumé.

Paris dépêche une ministre déléguée

Partenaire historique de la Guinée, la France a également confirmé sa participation à cet événement majeur. Le gouvernement français sera représenté par une ministre déléguée, officiellement mandatée pour assister à la prestation de serment du nouveau Président guinéen.

Cette présence s’inscrit dans la continuité des félicitations adressées début janvier par le Président Emmanuel Macron, qui avait salué une « étape clé » pour la stabilité de la sous-région. Paris entend ainsi consolider ses relations avec Conakry et accompagner la Guinée dans ses perspectives de développement et de transformation économique.

Un rassemblement de puissances

Au-delà des délégations africaines et européennes, la cérémonie attire également l’attention de grandes puissances internationales. Le Vice-Premier ministre chinois est notamment attendu en tant qu’émissaire spécial du Président Xi Jinping, confirmant l’importance stratégique de la Guinée sur la scène mondiale, notamment autour de projets structurants tels que le gisement minier de Simandou.

Cette journée d’investiture s’annonce comme un moment de communion nationale. Elle symbolise la fin d’une longue transition politique et l’ouverture d’une nouvelle ère de stabilité institutionnelle sous la conduite du Général Mamadi Doumbouya.

Investiture de Mamadi Doumbouya : une cérémonie ouverte à tout le peuple de Guinée

Le 17 janvier 2026, le stade de Nongo vibrera au rythme de la prestation de serment du président Mamadi Doumbouya. Une cérémonie annoncée comme populaire, inclusive et placée sous le signe de l’unité nationale.

 

La cérémonie officielle de prestation de serment du Président de la République, Son Excellence Monsieur Mamadi Doumbouya, programmée au stade Général Lansana Conté de Nongo le samedi 17 janvier 2026, sera accessible à « l’ensemble du peuple de Guinée ». L’information a été confirmée par Moussa Moïse Sylla, président de la Commission Communication et Médias, lors d’un entretien accordé à des journalistes.

« Aucun badge, ticket ni laissez-passer ne sera requis pour prendre part à cet événement majeur. Cette cérémonie se veut ouverte, populaire et profondément républicaine, dans l’esprit de rassemblement national prôné par le Président élu », a assuré Moussa Moïse Sylla.

L’accès au stade sera possible pour les piétons. En revanche, a-t-il précisé, « aucun véhicule privé ne pourra s’approcher directement du site. Des bus spécialement mobilisés assureront des navettes pour transporter les citoyens vers le stade Général Lansana Conté ».

Sur place, plusieurs commissions seront déployées pour guider et orienter les participants.

« Les tribunes seront réparties selon un code de trois couleurs – rouge, jaune et vert – représentant l’identité nationale. À l’entrée, des tee-shirts et des bracelets aux couleurs correspondantes seront distribués afin de permettre aux participants de se diriger facilement vers leurs zones respectives », a expliqué Moussa Moïse Sylla.

Comme pour toute manifestation de grande ampleur, un dispositif de sécurité strict sera appliqué. Les participants devront se présenter sans bagages encombrants ni objets interdits.

« Des postes de fouille seront installés aux différents accès, avec une surveillance renforcée à l’intérieur et autour du stade, afin d’assurer le bon déroulement de la cérémonie dans un climat de calme, de discipline et de sérénité », a-t-il indiqué.

La cérémonie débutera dès 8 heures avec des animations culturelles assurées par plusieurs artistes guinéens, qui se produiront jusqu’à 11 heures. Cette phase artistique sera suivie de l’entrée solennelle du Président élu et de ses homologues, ouvrant officiellement l’investiture.

« La prestation de serment sera sublimée par une création artistique du Circus Baobab, à travers un ballet mettant en valeur la diversité, la richesse culturelle et la vitalité de la Guinée. Ce spectacle illustrera également une Guinée en mouvement, portée par la vision de développement du Président Mamadi Doumbouya, notamment à travers le programme stratégique Simandou 2040 », a souligné Moussa Moïse Sylla, également ministre de la Culture.

Cette cérémonie marquera l’entrée officielle en fonction de Son Excellence Monsieur Mamadi Doumbouya, élu à la tête de l’État avec 86,72 % des suffrages exprimés. Elle se déroulera sous le signe de l’unité nationale, de la paix et du rassemblement de toutes les composantes du pays.

« Le peuple de Guinée est invité à se mobiliser massivement pour célébrer, dans la dignité et l’harmonie, cet événement majeur de la vie nationale et à se rassembler autour de son Président, symbole d’espoir, de stabilité et d’avenir commun », a conclu Moussa Moïse Sylla.

Mamadi Doumbouya supervise personnellement la sécurité de son investiture

À cinq jours de son investiture au stade de Nongo, le président élu Mamadi Doumbouya a effectué une visite surprise au poste de commandement de la sécurité pour s’assurer du bon déroulement de la cérémonie.

 

La Guinée entre dans le compte à rebours de l’un des moments les plus importants de son histoire politique récente. Le 17 janvier 2026, le président élu Mamadi Doumbouya sera officiellement investi au stade Général Lansana Conté de Nongo, à Conakry. Cette cérémonie marquera l’entrée formelle du pays dans la Cinquième République, à l’issue de l’élection présidentielle du 28 décembre 2025.

À l’approche de cet événement majeur, les préparatifs s’intensifient. Dans ce contexte, le chef de l’État a effectué, le lundi 12 janvier, une visite inopinée au Poste de commandement opérationnel de sécurité intérieure (PCO-SI). L’objectif était d’évaluer personnellement l’état d’avancement du dispositif de sécurisation et de coordination mis en place pour l’investiture.

Sur place, le commandement du PCO-SI a présenté au président Doumbouya l’ensemble du dispositif opérationnel prévu pour couvrir toutes les phases de la cérémonie. Il s’agit notamment de la sécurisation du stade, des axes routiers, des sites d’hébergement des délégations et des itinéraires officiels.

Cette architecture sécuritaire repose sur un commandement unifié, une coordination renforcée entre les forces de défense et de sécurité, ainsi qu’un suivi en temps réel de toutes les opérations. La présence annoncée de plusieurs chefs d’État et de gouvernement à Conakry impose en effet un niveau de vigilance élevé.

Au cours de sa visite, le président élu a donné des instructions fermes, en particulier sur la sécurité des personnes, la fluidité de la circulation et la préservation de l’ordre public. Il a insisté sur la nécessité de garantir un climat de sérénité, aussi bien pour les délégations étrangères que pour les citoyens guinéens appelés à participer à cette journée historique.

Les responsables du PCO-SI ont immédiatement intégré ces orientations pour renforcer encore le dispositif global

Le 17 janvier 2026, la Guinée tournera ainsi une nouvelle page de son histoire politique. Au-delà de la prestation de serment du président élu, l’événement symbolisera l’installation officielle des institutions de la Cinquième République, porteuse d’espoirs de stabilité, de renouveau et de consolidation démocratique pour le pays.

La Guinée lance la semaine du soldat pour les 65 ans de l’armée Guinéenne

Le ministre de la défense et de la sécurité nationale a lancé mardi 31 octobre 2023, la semaine du soldat.

 

C’est sous le thème « Notre armée, notre raison d’être », que cet évènement a été lancé en présence des membres du gouvernement et des étudiants et élèves pour un exposé sur les différents corps qui composent l’armée guinéenne. En effet, cet événement qui se situe dans le cadre de la célébration des 65 ans de l’armée guinéenne est une initiative du Président de la Transition le Colonel Mamadi Doumbouya qui s’inscrit dans le cadre de la refondation. Il vise aussi à « rapprocher les populations et l’armée guinéenne ».

Pour cette semaine du soldat qui est lancée, plusieurs activités sont lancées à l’instar de l’ouverture des ouvre des stands pour que les citoyens puissent connaître les composantes de l’armée et leurs missions.  Le commissaire divisionnaire de la police a indiqué que, pour les 65 ans de l’armée, « nous lançons un message de collaboration à tous les citoyens, nous sommes à leurs services. Qu’ils ne voient pas en la police, un instrument de répression, mais un outil de prévention et de dialogue pour renforcer le tissu social », a laissé le commissaire divisionnaire de la police Lanceï Camara.

Avant d’ajouter que, exhorté les citoyens au respect de la loi et au renforcement des liens entre l’armée et les citoyens. « L’armée c’est le creuset de l’unité nationale et la règle de la police c’est la défense des individus, de la société et leurs biens ».Apprend-on sur Guinée360.

Le président de la transition nomme les membres du conseil d’administration de la poste

Le colonel Mamadi Doumbouya a nommé les membres du Conseil d’administration de la Poste guinéenne, ce mercredi 25 octobre 2023 à travers un décret lu à la télévision nationale.

 

Parmi les nouveaux membres on note : Youssouf Boundou Sylla, secrétaire général du ministère de l’Enseignement technique, de la Formation professionnelle et de l’Emploi (président)

Dr Mahmoudou Touré, Secrétaire général du ministère du Plan et de la Coopération internationale

Mme Fatoumata Binta Barry : ministère des infrastructures et des transports.

Fodé Fofana : Inspecteur général ministère des Postes, télécommunications et de l’Economie Numérique.

Samba Bokoum : Conseiller chargé des questions industrielles et du contenu local au ministère du Commerce, de l’Industrie et des PME.

Dr Cheik Sidya Diabaté : conseiller chargé de gouvernance territoriale participative au ministère de l’Administration du territoire et de la Décentralisation.

Abdoulaye Touré : Directeur national des postes au ministère des Postes, des Télécommunications et de l’Economie Numérique.

Mohamed Diallo : directeur général du contrôle des marchés publics au ministère de l’Economie et des Finances.

Yaya Condé : directeur général du contrôle permanent de la BCRG.

Guinée : la loi sur le financement de l’accès à l’électricité promulguée

Le président de la transition Colonel Mamadi Doumbouya a promulgué ce lundi 23 octobre 2023, la loi portant autorisation de financement du projet d’amélioration de l’accès à l’électricité en Guinée.

 

L’accord-cadre signé le 12 mai 2023 entre la Guinée et la Banque islamique de développement (BID), porte sur un montant de 90 millions de dollars américain.

La loi demandant l’autorisation de financement de ce projet a été votée en plénière le 14 juillet 2023 par les Conseillers nationaux du CNT. Apprend-on sur le site Guinée360.

Guinée : Mamadi Doumbouya  inaugure l’École régionale des Arts et Métiers

Le président de la transition va se rendre ce vendredi 20 octobre 2023, à Coyah pour l’inauguration de l’école régionale des arts et métiers (Eram) de Coyah.

 

Situé à Bentourayah dans la préfecture de Coyah, l’école régionale des Arts et Métiers de Coyah est une nouvelle école au compte du ministère de l’Enseignement technique, de la formation professionnelle et de l’emploi.

Ce centre de formation technique et professionnel à caractère régional compte plusieurs filières. Parmi lesquelles : génie mécanique, multimédias, électricité, électronique. Des filières du bâtiment, comme le carrelage, la peinture, la topométrie, la mécanique du sol, etc.

Notons qu’après l’inauguration à Coyah, le président de la transition va se rendre à Donka pour inaugurer une autre école du même genre. Le ministre de l’Enseignement technique, de la Formation professionnelle et de l’Emploi, Alpha Bacar Barry, est déjà sur place avec tous les cadres de son département.

Guinée : Mamadi Doumbouya nomme plusieurs hauts cadres au ministère de l’enseignement supérieur

Le président de la transition a signé u décret mercredi 18 octobre 2023, portant nomination des hautes fonctions au ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation.

 

Parmi les nouveaux responsables, l’on note :

Institut supérieur des arts Mory Kanté de Dubréka (ISAMK)

-Directeur général : Dr Faya Pascal Ifono, précédemment directeur général adjoint chargé de la recherche de l’Institut supérieur des arts Mory Kanté;
-Directrice générale adjointe chargée de recherche : Dre Mafory Bangoura précédemment directrice générale de la recherche de l’Institut supérieur des arts Mory Kanté de Dubréka.

École supérieure de l’hôtellerie et du tourisme:

-Directrice générale: Dre Fatoumata Bah, enseignante chercheuse précédemment conseillère chargée des questions de recherche scientifique et d’innovation ;
-Directeur général adjoint chargé des études : Dr Ousmane Sangaré, enseignant chercheur précédemment directeur général adjoint chargé des études à l’institut supérieur de formation à distance.
-Directeur général adjoint chargé de la recherche : Karamoko Lansary Sylla précédemment directeur général adjoint chargé des études à l’institut supérieur de formation à distance ;
-Secrétaire général : Mamadou Kouyaté enseignant chercheur à l’institut supérieur de formation à distance.

Institut supérieur de Formation à distance (ISFAD)

-Directeur général adjoint chargé des études : Fayimba Mara, enseignant chercheur à l’université Général Lansana Conté de Sonfonia.
-Secrétaire général : Kandja Camara, enseignant chercheur à l’Université général Lansana Conté de sonfonia .

Institut supérieur des mines et géologies de Boké:

-Directeur général chargé de la recherche : Dr Ahmed Amara Konaté, enseignant chercheur précédemment directeur du laboratoire de recherche en géologie appliquée de l’Institut supérieur des mines et géologies de Boké en remplacement de Dr Mamady Cissé, appelé à d’autres fonctions.

Université Général Lansana Conté de Sonfonia (UGLCSC)

-Recteur : Pr Daniel Lama, enseignant chercheur précédemment recteur de l’université de Kindia en remplacement de Pr Manga Keita appelé à d’autres fonctions.
-Vice-recteur chargé de la recherche : Pr Abdoul Karim Diallo, enseignant chercheur précédemment inspecteur général au ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation en remplacement de Dr Bagbo Onivogui appelé également à d’autres fonctions.

Université de Kindia :

-Recteur : Pr Akoï Massa Zoumanigui, précédemment directeur général de l’Institut supérieur des sciences de l’éducation de Guinée (ISSEG), en remplacement de Pr Daniel Lamah appelé à d’autres fonctions.

Institut supérieur des arts et sciences de l’éducation (ISSEG)

-Directeur général : Pr Mamadou Cellou Diallo, précédemment directeur général adjoint chargé de la recherche à l’institut des sciences de l’éducation en remplacement de professeur Akoï Massa Zoumanigui.
-Directeur général adjoint chargé de la recherche : professeur Faya Oularé, enseignant chercheur à l’Université Julius Nyéréré de Kankan.

Institut de linguistique appliquée (IRLA)

-Directrice générale adjointe: Dr Saran Camara enseignante chercheuse précédemment secrétaire scientifique du centre de recherche et de documentation environnementale pour le développement intégré de la Basse Guinée de Kindia.

Institut de recherche en biologie appliquée de Guinée (IRBAG):

-Directeur général : professeur Mohamed Sahar Traoré, précédemment directeur général adjoint de l’Institut de recherche et de développement des plantes médicinales et alimentaires de Guinée.
-Directeur général adjoint : Dr Bago Onivogui, précédemment vice-recteur chargé de la recherche à l’Université Général Lansana Conté de Sonfonia.

 

 

 

Guinée : le colonel Doumbouya nomme des  ambassadeurs au  Japon et au Brésil

Le président de la transition a signé mercredi 11 octobre 2023,  les décrets portants nominations de l’ambassadeur du Japon et du Brésil.

 

À travers un décret lu à la télévision nationale ce mercredi 11 octobre 2023, le président de la transition a procédé à la nomination des ambassadeurs de la Guinée au Japon et au Brésil.

Selon le décret, Moussa Fanta Camara précédemment chargé d’affaires à l’ambassade de la République de Guinée au Japon est nommé ambassadeur.

Ibrahima Komara, quant à lui, a été nommé ambassadeur de la Guinée au Brésil. Il était jusque-là, chargé des questions sociales, humanitaires et culturelles à la mission permanente de la République de Guinée à New-York.

Guinée : le colonel Mamadi Doumbouya exclut trois officiers de l’armée

Le président de la transition a annoncé le 5 octobre dernier, la radiation de trois officiers pour des faits « d’inconduite ».

 

Dans  un décret présidentiel publié le 5 octobre 2023, le colonel Mamadi Doumbouya annonce la radiation de trois officiers des effectifs de l’armée guinéenne. Selon le communiqué, ils ont été radiés pour des faits « d’inconduite ».

Il s’agit du commandant Aly CAMARA, Matricule 39586/G, Capitaine Abdoulaye 2 CISSE, Matricule 22435/G et le Lieutenant Mamadou Saidou 1 BARRY, Matricule 22584/G.

 

Par cet acte, le président a décidé de sceller le cas de l’ancien chef des opérations du groupement des forces spéciales qui a renversé Alpha Condé le 05 septembre 2021.

La Guinée fête ses 65 ans d’indépendance

La  fête nationale du 02 octobre 2023, a été marquée par une parade de plus de 6000 militaire et paramilitaires à Conakry en présence du président de la transition Mamadi Doumbouya.

 

Ils sont plus de 6693 militaires composés d’hommes et de femmes issus des forces de défense et sécurité qui se sont mobilisés pour effectuer la parade devant le président de transition Mamadi Doumbouya lundi 02 octobre dernier. Le défilé militaire s’est déroulé le long de la route, partant du Palais du Peuple jusqu’au Palais Mohamed 5. Les forces armées guinéennes, avec une discipline remarquable, ont défilé sous les regards admiratifs de la foule. En tête de cortège, le Colonel Mamadi Doumbouya, Président de la transition, a été ovationné et applaudi par les citoyens qui s’étaient massés le long du parcours.

En effet, cet anniversaire symbolique rappelle le courage et la détermination du peuple guinéen dans sa lutte pour la liberté. C’est une occasion pour les Guinéens de se souvenir de leur histoire et de célébrer les progrès réalisés depuis leur indépendance et ce, malgré les défis politiques, économiques et sociaux auxquels le pays est confronté. Apprend-on sur Guinéeneews.

Notons que lors de cette célébration du 65ème anniversaire, les pays tels que la Sierra Leone, le Mali, le Niger et le Burkina Faso ont également pris  part à cette parade à travers leurs unités d’élites présentes en Guinée depuis quelques jours.

An 65 d’indépendance en Guinée : intégralité du discours du président de la transition Mamadi Doumbouya

 

Guinéennes, Guinéens,

Chers compatriotes,

Vaillant peuple épris de liberté, de démocratie, de paix et de justice,

C’est pour moi un grand honneur et un réel privilège de m’adresser à vous en cette occasion solennelle commémorant le soixante-troisième anniversaire de l’accession de notre pays à l’Indépendance nationale.

La particularité de cette commémoration cette année est qu’elle s’inscrit dans un contexte de mutation profonde intervenue suite à la prise du pouvoir par les forces de défense et de sécurité réunies au sein du Comité National du Rassemblement pour le Développement (CNRD).

En raison du contexte social, politique, économique et sanitaire de notre pays, la célébration de notre indépendance nationale ne se déroulera pas dans les formes habituelles. En dépit de cela, la présente commémoration est placée sous le signe de l’espérance et du rassemblement.

Je voudrais donc saisir cette opportunité pour remercier nos braves populations pour leur soutien massif au changement intervenu.

C’est aussi le moment de féliciter et d’encourager les Forces de défense et de sécurité pour la discipline, le patriotisme, l’engagement dans la défense de l’intégrité territoriale, la protection des populations et leurs biens ainsi que la participation aux missions de maintien de la paix à l’échelle régionale et internationale. La République n’oublie pas les vaillants soldats de nos armées tombés sur le champ d’honneur en défendant la Patrie et les valeurs de liberté qu’elle incarne.

Les sacrifices ultimes de nos Martyrs pour que la Guinée demeure une et indivisible ne seront jamais vains !

Mes chers compatriotes

La pandémie liée au Covid-19 qui a éprouvé la Guinée a été l’occasion pour les personnels de santé de notre pays de démontrer leur professionnalisme et leur engagement dans la lutte contre cette terrible maladie. Qu’ils en soient vivement remerciés.

J’exhorte tout un chacun à continuer de respecter les mesures sanitaires édictées, en particulier les gestes barrières et de se faire vacciner pour venir à bout de cette pandémie.

La célébration de l’accession de notre pays à la souveraineté nationale m’offre l’occasion de rendre un vibrant hommage aux pionniers de notreIndépendance.

Également, je m’incline pieusement devant la mémoire de tous ceux qui sont tombés ces dernières années pour la défense des intérêts de notre chère patrie.

En cette occasion solennelle, notre pays continue de réaffirmer son appartenance à toutes les organisations sous-régionales, régionales et internationales auxquelles il est parti.

La Guinée a toujours joué un rôle majeur sur la scène africaine et internationale, notamment pour la défense et l’émancipation des peuples africains. Cette vision sera poursuivie par le CN–RD en vue de hisser, toujours plus haut, le drapeau Guinéen dans le concert des nations.

La République de Guinée ne négociera jamais sa souveraineté nationale.

Guinéennes, Guinéens,

Chers compatriotes,

Le 5 septembre 2021, au regard de l’état critique dans lequel se trouvait notre pays, les forces de défense et de sécurité, réunies au sein du CN–RD, ont pris leurs responsabilités devant l’histoire en décidant de prendre en main les destinées du pays.

En effet, comme indiqué dans notre déclaration de prise du pouvoir, notre pays était confronté à une série de crises profondes et multidimensionnelles qui avaient fini par saper ses fondements. Crisesdues notamment au dysfonctionnement des institutions constitutionnelles, l’instrumentalisation de la justice, les violations graves et répétées des droits de l’Homme et des libertés fondamentales, la politisation à outrance de l’Administration publique, la corruption généralisée, la gabegie financière et les détournements de deniers publics.

La lutte contre tous ces maux qui gangrènent notre société sera mon cheval de bataille ainsi que celui du Gouvernement de Transition.

Guinéennes, Guinéens,

Chers compatriotes,

L’heure est au rassemblement de tous nos compatriotes autour des actions engagées par le CN–RD, pour permettre à notre pays de sortir de cette période transitoire, avec des institutions plus fortes, une Nation plus tolérante et reconciliée avec elle-même, où toutes les opinions peuvent s’exprimer librement. Dans cette Guinée nouvelleque nous voulons bâtir ensemble, tout sera mis en œuvre pour que force reste à la loi, que l’ordre et la discipline sous-tendent le comportement quotidien de chaque Guinéenne et de chaqueGuinéen.

C’est seulement à ce prix, que nous pourrons bâtir une Nation forte et prospère.

Guinéennes, Guinéens,

Chers compatriotes,

Pour relever les différents défis de la Nation, le CN–RD, conformément à sa vocation d’inclure toutes les composantes de la Nation à la recherche de solutions communes, a tenu à organiser des journées nationales de concertation.

A l’occasion de ces journées, toutes lescomposantes des forces vives de la Nation ont eu l’opportunité d’exprimer leurs préoccupations par rapport à l’état de la Nation et formuler des propositions concrètes de solutions à l’attention du CN–RD.

Je voudrais, en cette circonstance solennelle, remercier toutes celles et tous ceux qui ontcontribué à ces journées de concertation et qui nous ont enrichis de leurs idées.

C’est aussi le lieu de remercier nos partenaires techniques et financiers, et la communauté internationale dans son ensemble, pour l’attention bienveillante qu’ils ont toujours portée à notre pays. Nous espérons vivement que leur soutien ne nous fera pas défaut pendant cette période déterminante de notre histoire.

Guinéennes, Guinéens,

Chers compatriotes,

Les journées de concertation ont permis d’élaborerla Charte de la Transition. Cette Charte, qui a déjà fait l’objet de publication, définit les principes et valeurs, les droits et libertés fondamentales et les organes qui régissent la Transition.

Ces journées de concertation ont permis également d’identifier les grands défis et axes prioritaires qui devront orienter les actions du CN–RD et qui seront déclinés dans un chronogramme de transition.

L’état actuel du pays exige des mesures fortes que le CN–RD s’engage à prendre, en vue de redresser la situation avant la fin de la transition. Au titre de ces mesures, il y a la refondation de l’Etat, la lutte contre la corruption, la réforme du système électoral, la refonte du fichier, l’organisation d’élections libres, crédibles, inclusives et transparentes ainsi que la Réconciliation nationale.

A ces missions essentielles s’ajoute l’écriture d’une Nouvelle Constitution devant servir de socle à notre démocratie. La Nouvelle Constitution devra prendre en compte les légitimes aspirations du peuple souverain de Guinée, et sera adoptée par voie référendaire.

Au plan de la refondation de l’Etat, le CN–RD entend procéder à une reforme profonde de l’Administration pour un meilleur rendement du service public.

Concernant la lutte contre la corruption, unorgane de contrôle et de moralisation de la gestion publique sera mis en place, et un audit des comptes publics sera effectué.

Au titre de la Réconciliation nationale, un mécanisme consensuel sera mis en place dans lequel les Guinéens pourront, dans la quête de vérité et de justice, se parler, se pardonner et définir ensemble les solutions permettant de bâtir une Nation plus unie et plus forte.

En ces instants particuliers de notre histoire, je tiens à annoncer solennellement au peuple de Guinée que dans les jours à venir, un Premier Ministre sera nommé, suivi de la mise en place du gouvernement ainsi que des différents organes de la Transition.

Ce Gouvernement aura pour mission l’exécution de cet ambitieux programme, dans un esprit de collégialité, d’impartialité, d’exemplarité et de redevabilité. J’y veillerai tout particulièrement.

Guinéennes, Guinéens,

Chers compatriotes,

L’idéal du vivre-ensemble que nous ambitionnons ne peut être possible que lorsqu’il revêt un caractère participatif et inclusif. En d’autres termes, nous devrons, dans cette démarche, prendre en compte toutes les composantes de notre Nation dans leur diversité, indépendamment de toutes considérations subjectives.

Les institutions de la Transition devront s’engager dans cette dynamique si nous voulons atteindre les objectifs que nous nous sommes fixés dans l’intérêt supérieur de notre pays.

La tâche sera certes ardue, mais unis, nous y arriverons.

Le CN–RD rassure la communauté nationale et internationale qu’il ne confisquera jamais le pouvoir. Les membres du CN–RD, du Gouvernement et des autres organes de la Transition ne feront pas acte de candidature aux prochaines élections.

Les élections se dérouleront de la base au sommet (quartiers, communes, législatives et présidentielles) conformément à un chronogramme consensuellement établi.

Ainsi, le Président de la République élu trouvera toutes les institutions démocratiques installées.Ainsi, il pourra s’atteler à répondre aux défis du développement et de l’émergence de la Guinée.

Encore une fois, je saisis ce moment solennel pour réaffirmer que notre pays honorera tous ses engagements internationaux. En même temps, le CN–RD souhaite vivement un accompagnement de la communauté internationale, de nos partenaires techniques et financiers et des pays amis de la Guinée, car c’est dans un effort collectif que nous pourrons réussir cette Transition.

Le CN–RD tient à garantir à nos populations que la sauvegarde de l’intégrité du territoire national et le renforcement de la sécurité des personnes et deleurs biens seront pleinement assurés.

Pour terminer, j’en appelle solennellement à l’esprit de solidarité, de fraternité et de sacrifice de tous mes compatriotes, que j’invite à s’engager dans la dynamique des réformes annoncées par le Comité National du Rassemblement pour le Développement (CN–RD).

Chers compatriotes,

Je vous exhorte à un sursaut national pour que cette fois ci, nous soyons au rendez-vous de l’histoire. Nous n’avons pas droit à l’erreur, car la Guinée que nous rêvons tous, doit se construire maintenant. Pour cela, nous avons besoin de toutes les filles et tous les fils de notre patrie partout où ils se trouvent.

Le succès de la période de transition qui s’ouvredépendra des efforts de chacun et de tous.

Puisque nous sommes le peuple du 28 septembre, je fais confiance en notre capacité à surmonter nos divergences pour construire ensemble notre si belle Guinée.

Que Dieu bénisse la Guinée et les Guinéens,

Vive la République,

Vive la Guinée,

Vive le CN–RD.

ONU : Antonio Guteres promet d’accompagner la Guinée dans la réussite du processus de Transition

Cette promesse a été faite au cours d’un entretien entre le président de la transition Mamadi Doumbouya et le secrétaire général de l’ONU jeudi 21 septembre 2023 à New York aux USA.

 

En marge du 78ème Assemblée Générale des Nations Unies, le président de la transition a échangé avec Antonio Guteres sur les défis mondiaux actuels, notamment la menace terroriste, la famine et de manière globale, sur la question des systèmes de gouvernance.

Au cours de leur rencontre, le Colonel Mamadi Doumbouya a profité de l’occasion pour remercier le Secrétaire général de l’ONU pour l’honneur qui lui a été accordé ainsi qu’au peuple souverain de Guinée, avant de lui «  réaffirmer son engagement à œuvrer pour la promotion de la paix et de l’unité nationale », apprend-on.

En retour, le patron de l’ONU, António Guterres a rassuré l’homme qui dirige la Guinée depuis le 5 septembre de «la disponibilité entière de son organisation pour accompagner la République de Guinée dans la réussite du processus de Transition», a indiqué la direction de la communication et de l’information de la présidence.

Assemblée Générale des Nations-Unies : Voici le discours intégral du colonel Mamadi Doumbouya

Le président de la transition guinéenne, le colonel Mamadi Doumbouya a prononcé ce jeudi, à la tribune de la 78e session de l’Assemblée générale des Nations-Unies à New York, un discours touchant plusieurs aspects dont les coups d’Etat en Afrique, et particulièrement en Guinée.

 

Voici in extenso son discours lu devant les Chefs d’Etats et chef de Gouvernement invités par l’ONU :

Monsieur le Président,

Excellences Mesdames et Messieurs les Chefs de délégation,

Monsieur le Secrétaire général,

Je voudrais avant de commencer, Monsieur le Président, vous adresser les chaleureuses félicitations de la délégation guinéenne pour votre brillante élection à la présidence de la 78ème session ordinaire de l’Assemblée générale des Nations Unies.

Je voudrais également devant cette auguste assemblée, vous assurer du soutien de mon pays.

Je souhaite par la même occasion rendre un hommage mérité à votre prédécesseur, Monsieur CSaba K?rösi de la Hongrie.

À Monsieur le Secrétaire général, Monsieur Antonio GUTERRESS, je le remercie pour le dévouement avec lequel il dirige notre organisation.

Monsieur le Président,

Mesdames et Messieurs,

En venant prendre part aux travaux de la 78ème session ordinaire de notre Assemblée, je voudrais m’acquitter d’un devoir, celui de vous transmettre les chaleureuses salutations du peuple souverain de Guinée.

Mon pays qui continue de fonder un espoir en l’Organisation des Nations Unies pour trouver des solutions idoines aux questions auxquelles notre monde continue d’être confronté. Dans ce cadre, nous pensons que les fondamentaux qui ont sous-tendu à la création de notre organisation doivent s’adapter aux mutations profondes de notre société.

L’objectif du thème de la présente session « Paix, prospérité, progrès et durabilité », est d’actualité, évocateur et mérite une attention particulière de notre part.

Epidémie de coup d’état en Afrique. Après celle de la Covid-19, le continent est frappé par celle des putschs militaires. Notamment dans les pays francophones du sud du Sahara. C’est tout le monde qui les condamne. Qui les sanctionne. Qui s’émeut de la réapparition brusque de cette pratique que l’on croyait révolu. A juste titre.

Mais j’ai envie de dire que la communauté internationale doit avoir l’honnêteté et la correction de ne pas se contenter de dénoncer les seules conséquences, mais de s’intéresser et de traiter les causes.

Les coups d’Etat, s’ils se sont multipliés ces dernières années en Afrique, c’est bien parce qu’il y a de raisons très profondes. Et pour traiter le mal, il faut s’intéresser aux causes racines. Le putschiste n’est pas seulement celui qui prend les armes pour renverser un régime. Je souhaite que l’on retienne bien que les vrais putschistes, les plus nombreux, qui ne font l’objet d’aucune condamnation, c’est aussi ceux qui manigancent,

qui utilisent la fourberie, qui trichent pour manipuler les textes de la constitution afin de se maintenir éternellement au pouvoir. C’est ceux en col blanc qui modifient les règles du jeu pendant la partie pour conserver les rênes du pays. Voilà les putschistes les plus nombreux.

Monsieur le Président,

Mesdames et Messieurs,

Je fais partie de ceux qui, un matin, ont décidé de prendre nos responsabilités pour éviter à notre pays un chaos complet. Une situation insurrectionnelle. Aucune force politique, toutes complètement neutralisées à l’époque, n’avait le courage et les moyens de mettre un terme à l’imposture que nous vivions. La rectification institutionnelle à laquelle mes frères d’armes et moi avons pris nos responsabilités le 5 septembre 2021 n’était qu’une conséquence de cette situation de chaos qui avait finit par fissurer le tissu social et mettre à mal le vivre ensemble.

En Afrique, notamment en Afrique de l’Ouest, nous assistons avec l’évolution de nos sociétés à des prises de responsabilités par les Forces de Défense et de Sécurité qui suscitent interrogations, réflexions et actions de la Communauté internationale. La question que nous devons nous poser face à cette situation est la suivante : pourquoi les transitions militaires maintenant ? Je ne prétends pas avoir toutes les réponses à cette question. Mais, je voudrais donner des éléments de réponse à partir de l’expérience vécue dans mon pays par le peuple de Guinée et par-delà d’autres pays de l’Afrique de l’ouest confrontés aux mêmes réalités.

Sans être exhaustif, nous pensons que les transitions qui sont en cours en Afrique sont dues à plusieurs facteurs parmi lesquels on peut citer les promesses non tenues, l’endormissement du peuple, le tripatouillage des constitutions par des dirigeants qui ont pour seul souci de se maintenir indéfiniment au pouvoir au détriment du bien-être collectif. Aujourd’hui les peuples africains sont plus que jamais éveillés et décident de prendre leur destin en main.

La mauvaise répartition des richesses crée des inégalités sans fin, la famine, la misère qui rendent le quotidien de nos populations de plus en plus difficiles. Ces inégalités font partie des causes des événements qui mettent en péril le vivre-ensemble. Quand les richesses d’un pays sont dans les mains d’une élite alors que des nouveau-nés meurent dans des hôpitaux par manque de couveuse, il n’est pas surprenant que dans de telles conditions nous assistons à des transitions pour répondre aux aspirations profondes du peuple.

L’Afrique souffre d’un modèle de gouvernance qui lui a été imposé. Un modèle certes bon et efficace pour l’occident qui l’a conçu au fil de son histoire, mais qui a du mal à s’adapter à nos réalités, à nos coutumes, à notre environnement. Hélas la greffe n’a pas pris…, Je sais que lorsque je dis cela, tout de suite ils sont nombreux à se dire « encore un bidasse qui veut tordre le cou à la démocratie » « encore un soldat qui veut imposer sa dictature ».

Cependant, de façon très claire, sans hypocrisie, sans faux semblant, les yeux dans les yeux, Nous sommes tous conscients que ce modèle démocratique que vous nous avez si insidieusement et savamment imposé après le sommet de la Baule en France, presque de façon religieuse, elle ne marche pas. Les différents indices économiques et sociaux sont là pour le démontrer. Ce n’est pas un jugement de valeur sur la démocratie en elle-même. Croyez-moi. C’est un bilan. Un constat sur plusieurs décennies d’expérimentation chaotique de ce modèle dans notre environnement. Une période où il n’a été question que de joutes politiques. Au détriment de l’essentiel. L’économie.

Permettez-moi de pousser l’exercice de vérité un peu plus loin. Avec ma courte mais intense expérience de gestion d’un Etat, la Guinée, j’ai mieux mesuré à quel point ce modèle a surtout contribué à entretenir un système d’exploitation et de pillage de nos ressources par les autres. Et une corruption très active de nos élites. Des leaders nationaux à qui on a souvent accordé des certificats de démocrate en fonction de leur docilité ou de leur aptitude à brader les ressources et les biens de leurs peuples. Ou encore de leur facilité à céder aux pseudo recommandations et injonctions de certaines institutions internationales au service des grandes puissances.

Je dois d’ailleurs dans ce sens confesser que tout ce à quoi je fais face dépasse toute imagination. Se sont les mêmes qui professent la démocratie, la transparence, la bonne gouvernance, qui dénoncent la corruption, qui dictent les règles. C’est eux qui en off, très discrètement et sournoisement redoublent de pression pour nous faire céder notre patrimoine dans des contrats léonins.

Je comprends aujourd’hui certains dirigeants, quelques-uns de mes prédécesseurs qui, parce qu’ils avaient des fragilités, parce qu’ils étaient sous pression, ou parce qu’ils trainent des casseroles ou surtout parce qu’ils avaient un agenda politique ont cédé à ce qu’on leur demandait. Je les comprends sans les approuver. Certains m’ont même rappelé que si j’avais un agenda politique je serais moins à l’aise pour mener à bien les réformes auxquels mon gouvernement et moi nous nous sommes attaqués.

Une chose est certaine, nous n’avons qu’une seule préoccupation. Le bien-être du peuple et le vivre ensemble. C’est cela notre priorité. C’est pourquoi la transition que je dirige a choisi de se consacrer avec méthode en fixant des objectifs clairs dans un ordre précis. Le social, l’économie et le politique.

Monsieur le Président,

Mesdames et Messieurs,

Mon uniforme je l’ai mise au service de mon peuple. Je vous serais reconnaissant de respecter ce serment. De nous tenir à distance respectable des divisions de toute sorte que beaucoup essaient de nourrir dans nos pays. Le sahel traverse l’une des crises les plus graves de sa très vieille histoire.

Mais elle a les ressorts nécessaires pour y faire face. Son sens légendaire de la diplomatie doit être libéré afin qu’ensemble nous nous parlions sans interférence. C’est pour cela que la CEDEAO dont la vocation était économique doit cesser de se mêler de politique et privilégier le dialogue.

Nous africains sommes fatigués, épuisés des catégorisations dans lesquelles les uns et les autres veulent nous cantonner. La population de l’Afrique est jeune. Elle n’a pas connu la guerre froide. Elle n’a pas connu les guerres idéologiques qui ont façonné le monde des 70 dernières années.

C’est pourquoi nous trouvons insultant les cases, les classements qui tantôt nous placent sous l’influence des américains, tantôt sous celle des anglais, des français, des chinois, des russes et même des turcs.

Nous ne sommes ni pros ni anti américains, ni pro ni anti chinois, ni pro ni anti français, ni pro ni anti russes, ni pro ni anti turcs. Nous sommes tout simplement pro africains. C’est tout. Nous mettre sous la coupe de telle ou telle puissance est une insulte, du mépris, du racisme vis-à-vis d’un continent de plus d’un milliard trois cent millions de personnes.

Il est important dans cette prestigieuse et influente assemblée que l’on comprenne clairement, définitivement que l’Afrique de papa, la vieille Afrique, c’est terminé. Avec une population de plus d’un milliard d’africains dont environ 70% de jeunes totalement décomplexés, des jeunes ouverts sur le monde et décidés à prendre leur destin en main, il est venu le moment de prendre conscience que les structures, les règles issues de l’après seconde mondiale, en l’absence de nos Etats qui n’existaient pas encore sont obsolètes. C’est la fin d’une époque déséquilibrée, injuste où nous n’avions pas droit au chapitre.

C’est le moment de prendre en compte nos droits, de nous donner notre place. Mais aussi et surtout le moment d’arrêter de nous faire la leçon, d’arrêter de nous traiter comme des enfants. Rassurez-vous nous sommes suffisamment grands pour savoir ce qui est bien pour nous.

Nous sommes suffisamment matures pour définir nos priorités, pour concevoir notre propre modèle qui corresponde à notre identité, à la réalité de nos populations, à ce que nous sommes tout simplement. Nous vous serions fort reconnaissant de nous faire confiance et de nous laisser mener notre barque comme vous l’avez permis dans certaines régions du monde. En Asie, au Proche et Moyen Orient. Pour ne citer que ceux-là. Cette infantilisation est du plus mauvais effet pour une jeunesse africaine qui s’est émancipée.

Je ne saurai terminer mon propos sans souligner les menaces qui hantent la sous-région de l’Afrique de l’ouest, gravement exposée, aujourd’hui, à des questions de sécurité de tous ordres, de développement et de stabilité. Les populations de la sous-région n’aspirent qu’à une vie meilleure, au regard des leçons qu’elles ont tirées de leur histoire et de leur désir de vivre dans un espace et dans un monde de paix et de concorde avec les autres peuples du monde.

Dans ce contexte, nous sommes tous interpellés et appelés à procéder à une meilleure analyse de la situation, en vue d’initier et de poursuivre de nouvelles politiques au bénéfice de tous. La communauté internationale doit regarder l’Afrique avec des yeux neufs. Elle doit entreprendre avec elle désormais une coopération franche dans un esprit de partenariat Gagnant-Gagnant.

Je vous remercie de votre aimable attention.

 

Colonel Mamadi DOUMBOUYA

Chef de l’Etat, Chef suprême des Armées

Source: Conakryinfos

Guinée-Assemblée Générale de l’ONU: Mamadi Doumbouya en route pour les USA

Le président de la transition Mamadou Doumbouya se rend  ce lundi 18 septembre 2023, à New-York aux Etats Unis pour prendre part à la 78ème session ordinaire de l’Assemblée Générale des Nations Unies qui aura lieu le 19 septembre 2023.

 

La cérémonie de départ a eu lieu dans la matinée de ce lundi, 18 septembre 2023, à l’aéroport international Ahmed Sékou Touré de Conakry, en présence des présidents des institutions républicaines, des membres du gouvernement et du CNRD et des ambassadeurs accrédités en Guinée.

Le président de la Transition, le Colonel Mamadi Doumbouya va prendre part à la 78ème session ordinaire de l’assemblée générale des Nations Unies, prévue à New-York (États-Unis), en présence de nombreux chefs d’Etats des pays membre de cette organisation.

Notons que, c’est pour la première fois que le président de la Transition Mamadi Doumbouya va prendre part à cet événement depuis sa prise du pouvoir le 5 septembre 2021 en Guinée lors d’un coup d’Etat.

Mamadi Doumbouya pressenti à la 78ème AG de l’ONU

Le président de la Transition guinéenne, colonel Mamadi Doumbouya, pourrait prendre part à la 78ème assemblée générale des Nations Unies qui s’ouvre le 19 septembre prochain à New York.

 

Le chef de la junte militaire du CNRD pourrait  prendre part à l’assemblée générale des Nations Unies,  qui aura lieu le 19 septembre prochain. Selon le site Guinéématin, il pourra même y prendre la parole pour s’adresser à l’assemblée.

Cependant, ce déplacement du président Mamadi Doumbouya suscite des interrogations, d’autant plus que les membres de la junte guinéenne sont interdits de voyage à l’étranger par la CEDEAO (communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest). Cette interdiction avait été prononcée par l’organisation ouest-africaine au terme du sommet extraordinaire des chefs d’Etat et de gouvernement tenu le 18 février dernier à Addis-Abeba.

Mais, pour l’homme politique guinéen, Bah Oury, le président de l’Union des démocrates pour la renaissance de la Guinée (UDRG) qui a estimé que ce voyage est une occasion pour les autorités d’exprimer la spécificité de la transition guinéenne et solliciter l’aide de la communauté internationale pour mener à bien le processus en cours pour le retour à l’ordre constitutionnel en Guinée. Apprend-on à travers  un interview de Bah Oury sur le site Guinée Matin.

Guinée : 4 morts au cours des manifestations du 5 septembre

Ils sont 4 jeunes guinéens âgés entre 15 et 18 ans qui ont perdus la vie suite aux manifestations qui ont eu lieu mardi 5 septembre 2023 en Guinée.

 

C’est au cours des affrontements entre les forces de l’ordre et les partisans des Forces vives de Guinée que plusieurs jeunes sont décédés. Selon un communiqué publié par les Forces vives de Guinée, ces affrontements ont résulté en la mort de 4 personnes, touchées par des balles tirées par des agents des forces de sécurité. Les victimes sont identifiées comme Mamadou Tannou Diallo (15 ans), Souleymane Diallo (16 ans), Mouctar Keita (17 ans) et Mamadou Pathé Baldé (18 ans).

En effet, c’est depuis plusieurs semaines que les Forces vives de Guinée ont annoncé leur intention de reprendre les manifestations de rue pour protester contre ce qu’elles considèrent comme la volonté des autorités militaires de rester au pouvoir indéfiniment, entravant ainsi tout retour manifeste à l’ordre constitutionnel.

Ces derniers ont été stoppés par les forces de l’ordre car le gouvernement avait déjà interdit toutes manifestations lors de la commémoration des 2 ans au pouvoir du CNRD avec à sa tête le colonel Mamadi Doumbouya entré au pouvoir le 5 septembre 2021 par un coup d’Etat.

An 2 du CNRD : le gouvernement interdit les manifestations

A travers un communiqué du Ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation, les manifestations pour la célébration des deux années du président de la transition  au pouvoir,  sont interdites.

 

Ce  mardi 5 septembre 2023, marque  la prise du pouvoir du Comité National du Rassemblement pour le Développement (CNRD) à Conakry. A cet effet,  le ministre de l’administration du territoire et de la Décentralisation a publié un communiqué dans lequel il rappelle  et réitère « l’interdiction formelle des mouvements de soutien et des manifestations sur la voie publique. Il met en garde toutes les personnes qui enfreindraient cette mesure, prise dans le but essentiel de préserver la tranquillité publique et d’assurer aux citoyens le droit de vaquer à leurs occupations sans entrave ».

Par conséquent, le Ministre appelle chacun à « respecter  cette interdiction et à faire preuve de responsabilité civique. Il exhorte également les citoyens à se conformer et à respecter ce communiqué ». Pour finir, il invite les gouverneurs, préfets, sous-préfets et Maires à faire respecter de façon stricte le contenu du présent communiqué, afin de maintenir un environnement sécurisé, harmonieux et propice au développement de la Guinée.

Rappelons que le  Comité National du Rassemblement pour le Développement (CNRD), avait pris le pouvoir en Guinée le 5 septembre 2012 par un coup d’Etat avec à sa tête le président de transition colonel Mamadi Doumbouya.

Guinée : vers la création d’un fichier unique de gestion administrative et de solde

Le gouvernement a lancé le 4 septembre 2023, une campagne d’enrôlement biométrique des fonctionnaires pour la création d’un fichier unique de gestion administrative et de solde.

 

L’objectif est de recenser tous les agents de l’Etat, fonctionnaires et contractuels, pour produire un seul fichier de gestion administrative et de solde. Appelé FUGAS (Fichier Unique de gestion administrative et de solde), ce dernier  a pour but final de parvenir « au renouvellement des ressources humaines. Parce qu’il y a eu beaucoup de retraites, de décès, d’abandon de postes ces derniers temps. Il faudrait remplacer de façon publique les agents qui ne sont plus en poste », a expliqué le ministre de la fonction publique et du travail Julien Yombouno.

En effet, la Guinée compte jusqu’ici trois fichiers à savoir  l’on distingue trois d’un fichier administratif au niveau du secrétariat général du gouvernement pour enregistrer les actes de nomination et tous les actes à impacts financiers, un autre fichier au ministère du budget qui gère les salaires. Et puis le fichier administratif qui se trouve au ministère de la fonction publique. Ces fichiers comme l’a indiqué le ministre de la fonction publique et du travail, ne se communiquent pas entre eux d’où la création de ce nouveau fichier unique.

Pour la réussite de cette opération, le ministre secrétaire général de la présidence de la République, le général de brigade Amara Camara a souligné que  « cette opération nous concerne. Parce que ça répond à la vision du chef de l’Etat de faire de l’assainissement du fichier une réalité. Donc, nous sommes tous activés pour faire en sorte que cette opération réussisse », explique-t-il.

Guinée : Bernard Goumou Premier ministre par intérim

Le Colonel Mamadi Doumbouya a nommé Bernard Goumou au poste de Premier ministre par intérim durant la période d’absence du premier ministre Mohamed Beavogui.

 

Bernard Goumou a été nommé Premier ministre par intérim. Il occupera ce poste pendant la période d’absence du premier ministre Mohamed Beavogui.

Le Premier ministre par intérim aura cette responsabilité cumulativement avec ses fonctions de ministre du Commerce de l’industrie des petites et moyennes entreprises. Cette nomination fait suite à l’absence du premier ministre.

Interrogé samedi soir par le journal local « Africa Guinée », Mohamed Beavogui a effectivement confirmé qu’il est en déplacement hors de la Guinée.

« Au moment où je vous parle, je suis à Rome. Vous avez entendu le Décret qui dit que je suis absent. Alors, je vous le confirme », a souligné M. Beavogui.

Sur sa page officielle sur Facebook, Goumou a remercié le président de transition en Guinée pour cette mission qui lui a été confiée.

« Je viens à travers ce post vous annoncer officiellement ma nomination au poste de Premier Ministre, dans le but d’assurer l’intérim en l’absence de son Excellence Monsieur Mohamed Béavogui… De toute évidence, assurer l’intérim d’un homme de la trempe de Monsieur Mohamed Béavogui se trouve être une tâche ardue, eu égard à la grandeur de l’homme, au charisme et à la manière dont il conduit les rênes de la primature depuis sa nomination », a-t-il réagi.

Guinée : lancement officiel des assises Nationales ce jour

Les assises Nationales ont débuté au palais Mohamed V,  ce mardi 22 mars  2022, en présence du président de la transition Mamadi Doumbouya, des membres du gouvernement et de quelques partis politiques.

La cérémonie officielle de ces Assises Nationales  a débuté ce matin au palais Mohamed V.  Avec pour thème central  « Journée de vérité et de pardon ». A cet effet, plusieurs invités ont pris part à ce lancement officiel. Notamment, quelques partis politiques, les opérateurs économiques, des responsables religieux, des diplomates accrédités en Guinée.

Au cours de cette rencontre, la présentation du livre « La Guinée est une famille » de Néné Moussa Maléah Camara, a été faite. Ils vont également  étendre leurs discussions sur des contentieux politiques d’ordre institutionnel ou électoral, des difficultés croissantes de la vie quotidienne, dominées par une misère et un chômage endémique, une inflation galopante et parfois des pénuries, comme le précise le gouvernement guinéen.

Notons que plusieurs partis politiques ont boycotté ces Assises Nationales organisées par le président de la transition. A l’instar d’UFDG, UFR et des acteurs de la société civile dont le FNDC, les victimes du Camp Boiro et biens d’autres.

Ces Assises Nationales ont lieu sur toute l’étendue du territoire guinéen du 22 mars au 29 mars 2022.

Assises Nationales : la Guinée se dirige-t-elle vers une nouvelle construction harmonieuse ?

Il y a quelques semaines, le président de la transition Mamadi Doumbouya,  a annoncé la tenue des assises nationales sur l’étendue du territoire guinéen à partir de mardi 22 mars 2022.

 

Tous les citoyens, sociétés civiles,  acteurs politique,  et autres attendent vivement ces grandes assises Nationales en Guinée. En effet, depuis des jours,  pendant que d’autres hommes politiques réagissent sur la non importance de ces assises, au risque de soulever les mêmes problèmes posés par le passée,  d’autres par contre, espèrent que la Guinée reprenne un nouveau départ en prônant la paix, l’unité et l’harmonie de tous les citoyens.

La plupart des politiciens souhaitent que les résolutions et décisions qui seront prises en compte lors de ces  assises encore appelés « Journées de vérités et de pardon », puissent réconcilier tous les guinéens et les amener à adopter les habitudes de vivre ensemble en abolissant tout acte de non patriotisme.

Il faut rappeler que, ces assises auront lieu demain mardi 22 mars 2022,  sur toute l’étendue du territoire guinéen et sera piloté avec l’appui de la Primature sur le plan national par le Ministre de l’Administration du Territoire et sur le plan international par le Ministère des Affaires Étrangères.

Notons que, pour une bonne organisation de ces assises, le président de la transition Mamadi Doumbouya, pour ces assises a insisté sur, l’implication effective de tous les départements du Gouvernement.

 

 

 

Guinée : 58 partis politiques dénoncent les dysfonctionnements du Cnrd

Les partis politiques de le la Guinée, ont à travers une déclaration dénoncés les actions du comité national du rassemblement pour le développement(CNRD), du président de la transition Mamadi Doumbouya, qui selon eux affichent un dysfonctionnement.

 

Ils sont un total de 58 partis politiques à avoir signés une déclaration pour dénoncer les actions posées par le Cnrd. Parmi ces partis politiques, on compte le parti UFDG de Cellou Dalein Diallo et l’UFR de Sidya Touré.

Selon ces derniers, ces «dysfonctionnement du Cnrd,  « entravent la conduite réussie de la transition ». De ce fait, ils reprochent au gouvernement le manque d’inclusion et de dialogue,  « les violations répétées » de la charte de la transition. Ils réclament également la création d’une juridiction indépendante, pouvant permettre de « traiter les crimes de sang ».

Dans leur déclaration, ils critiquent également la campagne de récupération des domaines de l’État, qui selon eux est conduite de manière « discriminatoire, violente et en dehors de toute règle et procédure ».

A noter que parmi ces partis politiques ayant dénoncé ces actions du CNRD, le RPG de l’ex président Alpha Condé n’a pas signer cette déclaration et ne compte pas s’associer avec les autres partis.