Sécurité frontalière : la Guinée et le Sénégal renforcent leur coordination militaire à Labé

Face aux défis sécuritaires croissants, les armées de la Guinée et du Sénégal consolident leur coopération. Réunis à Labé, leurs responsables militaires ont harmonisé leurs stratégies pour mieux sécuriser la frontière commune.

Les commandants de région et de zone militaires de la Guinée et du Sénégal ont conclu, mardi à Labé, une rencontre de coordination centrée sur les enjeux sécuritaires transfrontaliers et le renforcement de la coopération entre les deux armées.

Réunis du 24 au 25 février au Bataillon de la portion centrale de Labé, dans le nord guinéen, les responsables militaires ont tenu une session de travail dédiée à la sécurité le long de la frontière commune, selon une information du ministère guinéen de la Défense.

Cette initiative s’inscrit dans une dynamique de consolidation de la coopération militaire et sécuritaire entre les deux pays voisins, unis par des liens historiques et culturels forts.

Pendant deux jours, les discussions ont porté sur les principaux défis sécuritaires transfrontaliers, notamment la lutte contre la criminalité organisée, la gestion concertée des frontières, le partage de renseignements opérationnels ainsi que la préparation d’opérations conjointes. La coopération militaire Guinée Sénégal a ainsi été au cœur des échanges.

Les travaux ont permis d’aligner les approches stratégiques et de renforcer les mécanismes de collaboration entre les unités déployées dans les zones frontalières, consolidant davantage la coopération militaire Guinée Sénégal.

Au terme de la rencontre, les responsables militaires ont réaffirmé leur volonté commune d’agir ensemble pour garantir la stabilité, la paix et la sécurité le long de la frontière guinéo-sénégalaise. Cette dynamique confirme la solidité de la coopération militaire Guinée Sénégal.

La session s’est achevée dans une atmosphère de fraternité, marquée par des échanges de présents symboliques illustrant l’estime mutuelle et la qualité des relations entre les Forces armées des deux pays.

Sommet de l’Union africaine : la Guinée choisie pour accueillir le Centre africain de développement minier

Au terme du 39e sommet de l’Union africaine à Addis-Abeba, la Guinée a été désignée pour accueillir le Centre africain de développement minier, une décision stratégique pour l’avenir du secteur extractif continental.

 

À l’issue du 39e sommet de l’Union africaine, clôturé ce dimanche 15 février à Addis-Abeba, la participation de la Guinée ne s’est pas limitée aux débats politiques. Le pays a été officiellement retenu pour accueillir le Centre africain de développement minier, une structure appelée à jouer un rôle stratégique dans la transformation du secteur extractif à l’échelle continentale.

Dans un compte rendu diffusé par les médias publics, le ministre guinéen des Affaires étrangères, Morissanda Kouyaté, a confirmé cette décision. Il a indiqué que le Centre africain de développement minier se veut « un véritable laboratoire au service de l’Afrique », chargé de produire des analyses, des études comparatives et des orientations stratégiques. L’ambition affichée est de permettre aux ressources minières africaines de bénéficier prioritairement aux populations du continent.

À l’issue d’un échange avec la commissaire de l’Union africaine chargée du Développement économique, du Commerce, de l’Industrie, des Mines et du Tourisme, le chef de la diplomatie guinéenne a précisé la portée de cette désignation.

« Je suis venu représenter le chef de l’État, le Président de la République, Mamadi Doumbouya, auprès de l’Union africaine et particulièrement auprès de madame la Commissaire. Il ressort de nos discussions que la Guinée est désormais perçue comme un pays capable de redynamiser le secteur minier africain. Le choix de Conakry pour abriter le Centre africain des mines traduit la confiance accordée à notre pays par l’Union africaine », a-t-il déclaré.

Le ministre a ajouté que le Président Doumbouya « a salué cette marque de confiance » et lui a donné instruction d’assurer que la Guinée « assumera pleinement sa contribution financière, sociale et technique pour la mise en place et le fonctionnement optimal du Centre ».

Morissanda Kouyaté a également mis en avant l’engagement personnel de la commissaire en faveur de cette institution, soulignant que dans un contexte mondial marqué par de fortes convoitises autour des minerais critiques, il revient aux Africains de valoriser eux-mêmes leurs ressources. « C’est la voie engagée par le Président Doumbouya en Guinée. Une fois encore, notre pays jouera pleinement sa partition », a-t-il assuré.

De son côté, la commissaire de l’Union africaine, Francisca Tatchouop Belobe, a qualifié cette désignation de « moment historique » pour la coopération africaine.

« Nous exprimons notre reconnaissance au Président de la République pour son engagement constant et pour l’attention particulière qu’il accorde à cette question stratégique. Avec l’installation du Centre africain de développement minier, actuellement hébergé par l’Union africaine mais dont le siège officiel est établi à Conakry, nous vivons une étape déterminante », a-t-elle affirmé.

Elle s’est réjouie de la formalisation du siège du Centre, estimant que cette avancée permettra de renforcer ses capacités d’action et de mieux répondre aux défis stratégiques et géopolitiques liés au secteur minier, « un pilier essentiel pour l’avenir du continent ».

Cette décision intervient dans un contexte particulier pour la Guinée, récemment engagée dans un partenariat avec les États-Unis dans le domaine des minerais critiques. Dans un environnement international marqué par une compétition accrue autour de ces ressources stratégiques, cette dynamique conforte la position du pays comme acteur central du secteur minier africain.

Affaires religieuses : Karamo Diawara reconduit et affiche ses ambitions pour la paix

Reconduit au poste de ministre secrétaire général des Affaires religieuses dans le premier gouvernement de la Cinquième République, Elhadj Karamo Diawara a été officiellement installé ce jeudi 5 février 2026. Lors de la cérémonie, il a salué les avancées enregistrées depuis le 5 septembre 2021 et réaffirmé son engagement en faveur de la paix et de la cohésion sociale en Guinée.

Le ministre secrétaire général des Affaires religieuses, Elhadj Karamo Diawara, reconduit lundi dernier, a été officiellement installé dans ses fonctions ce jeudi 5 février 2026. En poste depuis novembre 2022, il conserve ce portefeuille au sein du premier gouvernement de la Cinquième République.

Dans son allocution d’installation, le ministre Karamo Diawara est revenu sur les progrès réalisés par le régime depuis l’avènement du 5 septembre 2021. Il a notamment rappelé que, par le passé, la Guinée ne figurait pas parmi les références africaines en matière d’organisation des voyages vers l’Arabie saoudite. Un constat qu’il entend désormais consolider, tout en travaillant à faire du pays un espace de paix durable.

Il a ainsi réaffirmé sa détermination à renforcer la cohésion sociale et le vivre-ensemble entre les différentes confessions religieuses et sensibilités spirituelles. Selon lui, la promotion du dialogue interreligieux et la gestion apaisée des divergences doctrinales constituent des leviers essentiels pour prévenir la violence, la haine et la méfiance au sein de la société guinéenne. Il a également insisté sur la nécessité de préserver l’image de la Guinée, tant sur le plan national qu’international, notamment dans les domaines liés aux affaires religieuses.

Abordant la question du pèlerinage, Elhadj Karamo Diawara a mis en exergue les avancées notables enregistrées sous la conduite du Président Mamadi Doumbouya. Il a souligné que la Guinée figure désormais parmi les pays les mieux classés en matière de communication et d’organisation du hadj, se hissant progressivement dans le cercle restreint des nations africaines les plus performantes dans ce domaine. Il a également rappelé les distinctions obtenues par la Guinée lors de compétitions internationales liées au Saint Coran.

Le ministre a par ailleurs indiqué que, grâce aux efforts du chef de l’État, les pèlerins guinéens bénéficient désormais de conditions d’hébergement privilégiées à La Mecque, à proximité immédiate des Lieux Saints. Une amélioration notable, selon lui, par rapport aux pratiques antérieures.

Pour conclure, Elhadj Karamo Diawara a formulé des prières pour la Guinée, pour le peuple guinéen et pour le Président de la République Mamadi Doumbouya, qu’il a présenté comme un acteur clé de la paix, du développement et du vivre-ensemble.

Déguerpissements en Guinée : Mamadi Doumbouya justifie une décision jugée sensible

Face aux critiques suscitées par les opérations de déguerpissement, le président de la transition guinéenne, Mamadi Doumbouya, explique leur nécessité au nom de la sécurité et de la santé publique.

Face à la recrudescence des opérations de déguerpissement des encombrants physiques le long des principaux axes routiers, le président de la transition, Mamadi Doumbouya, a pris la parole ce vendredi 30 janvier 2026 afin d’apporter des éclaircissements.

Dans un message diffusé sur sa page Facebook officielle, le chef de l’État a tenu à expliquer le bien-fondé de ces opérations, régulièrement dénoncées par certaines populations qui les jugent excessivement rigoureuses.

« Je m’adresse à vous avec respect et responsabilité », a-t-il indiqué d’entrée.

Selon Mamadi Doumbouya, les actions de libération des routes et des abords des marchés « ne constituent ni une sanction, ni un manque de considération envers votre courage et votre travail quotidien ». Elles s’inscrivent, précise-t-il, dans une logique de sécurité, de santé publique et de protection des populations.

Le président de la transition a rappelé que l’occupation des bords de routes, tant pour le commerce que pour l’habitat, expose chaque jour les citoyens, notamment les femmes et les enfants, à de nombreux risques, parmi lesquels :

les accidents de la circulation ; la pollution ; les maladies respiratoires ; l’insalubrité des denrées alimentaires.

« Aucune nation ne peut prétendre à un développement durable lorsque ses routes se transforment en marchés improvisés et que la vie humaine y est continuellement en danger », a-t-il insisté.

Conscient de la sensibilité de ces mesures, Mamadi Doumbouya reconnaît leur caractère difficile, mais estime qu’elles demeurent indispensables « dans l’intérêt général », afin de construire « une Guinée plus sûre, plus propre et mieux organisée ». Il ambitionne un pays où les femmes pourront exercer leurs activités « dans la dignité et la sécurité », et où les enfants évolueront dans un environnement sanitaire plus sain.

Le chef de l’État a également rassuré sur les efforts en cours, affirmant que l’État, en lien avec les collectivités locales, œuvre à l’identification de sites aménagés, sécurisés et organisés, destinés à accueillir les activités économiques, « dans le respect de la loi et de la dignité humaine ».

Enfin, Mamadi Doumbouya a appelé les populations à faire preuve de confiance, de patience et de solidarité collective :

« Le sacrifice et la discipline d’aujourd’hui constituent la protection de demain. Pour nos enfants. Pour notre santé. Pour la Guinée. »

Fin des sanctions : la Guinée pleinement réintégrée dans la CEDEAO

La CEDEAO a officiellement levé toutes les sanctions contre la Guinée, saluant le retour à l’ordre constitutionnel après l’élection présidentielle de décembre 2025.

 

Après l’Union africaine, la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a annoncé la levée totale des sanctions prises contre la Guinée à la suite du coup d’État du 5 septembre 2021, qui avait conduit à la chute du président Alpha Condé.

Dans un communiqué officiel, l’organisation sous-régionale a salué le gouvernement et le peuple guinéens pour le déroulement jugé satisfaisant de l’élection présidentielle du 28 décembre 2025, ainsi que pour l’investiture du président Mamadi Doumbouya, intervenue le 17 janvier 2026. La CEDEAO encourage par ailleurs les autorités à poursuivre des politiques favorisant la cohésion sociale, l’unité nationale et une prospérité inclusive au profit de tous les citoyens guinéens.

« La Conférence des chefs d’État et de gouvernement lève, avec effet immédiat, toutes les sanctions résiduelles contre la République de Guinée et les personnes concernées par le processus de transition, et réintègre pleinement la Guinée dans l’ensemble des organes décisionnels de la CEDEAO ainsi que dans les mécanismes d’intégration régionale », indique le communiqué.

Tenant compte du contexte sociopolitique du pays, l’institution ouest-africaine invite les autorités guinéennes à tirer pleinement profit du retour à l’ordre constitutionnel pour renforcer le dialogue national. Elle les exhorte à intensifier les concertations entre toutes les parties prenantes afin de garantir une inclusion élargie, de consolider la cohésion sociale et de bâtir un consensus national, à l’approche des élections législatives et au-delà.

La CEDEAO appelle également le gouvernement guinéen à redoubler d’efforts pour renforcer la démocratie, promouvoir la bonne gouvernance, consolider l’État de droit et accélérer le développement économique et social.

Enfin, l’organisation sous-régionale encourage les États membres, l’Union africaine, les Nations unies ainsi que l’ensemble des partenaires internationaux à poursuivre leur appui en faveur de la stabilisation, du renforcement de la démocratie et du développement durable en République de Guinée.

La Guinée lance la semaine du soldat pour les 65 ans de l’armée Guinéenne

Le ministre de la défense et de la sécurité nationale a lancé mardi 31 octobre 2023, la semaine du soldat.

 

C’est sous le thème « Notre armée, notre raison d’être », que cet évènement a été lancé en présence des membres du gouvernement et des étudiants et élèves pour un exposé sur les différents corps qui composent l’armée guinéenne. En effet, cet événement qui se situe dans le cadre de la célébration des 65 ans de l’armée guinéenne est une initiative du Président de la Transition le Colonel Mamadi Doumbouya qui s’inscrit dans le cadre de la refondation. Il vise aussi à « rapprocher les populations et l’armée guinéenne ».

Pour cette semaine du soldat qui est lancée, plusieurs activités sont lancées à l’instar de l’ouverture des ouvre des stands pour que les citoyens puissent connaître les composantes de l’armée et leurs missions.  Le commissaire divisionnaire de la police a indiqué que, pour les 65 ans de l’armée, « nous lançons un message de collaboration à tous les citoyens, nous sommes à leurs services. Qu’ils ne voient pas en la police, un instrument de répression, mais un outil de prévention et de dialogue pour renforcer le tissu social », a laissé le commissaire divisionnaire de la police Lanceï Camara.

Avant d’ajouter que, exhorté les citoyens au respect de la loi et au renforcement des liens entre l’armée et les citoyens. « L’armée c’est le creuset de l’unité nationale et la règle de la police c’est la défense des individus, de la société et leurs biens ».Apprend-on sur Guinée360.

Guinée : les enseignants contractuels de Kankan reprennent les cours

Les enseignants contractuels de Kankan ont massivement repris les chemins de l’école, ce lundi 30 octobre 2023.

 

Après la signature du protocole d’accord entre la coordination nationale des enseignants contractuels de Guinée et les ministres de l’Enseignement Pré-universitaire et celui de l’Administration du territoire, ces enseignants ont été appelés à rejoindre les classes.Au lycée Almamy Samory Touré (AST), le proviseur, N’faly Sidibé, a confirmé la présence effective des contractuels dans son établissement. « Les enseignants contractuels programmés ont tous répondu présent à 100% avec détermination. Et d’ailleurs, ils avaient tous leurs cahiers de préparation à jour, des leçons bien préparées et ils sont à l’aise en dispensant les cours aux enfants comme s’ils n’étaient pas en grève. Je trouve ça très salutaire. J’avoue que cette situation était devenue inquiétante parce que c’est moi-même qui tenais les classes en manque de professeur ». Apprend-on sur Guinée 360.

De son côté, Youssouf Touré, proviseur du Lycée 3 Avril de Kankan reconnaît que «  depuis le samedi, nous étions très contents de cette annonce, car l’absence de ces enseignants se faisait ressentir au sein de mon établissement. Ce sont eux qui dispensaient toutes les matières (français, physique, chimie, histoire), dans toutes les classes d’examen. Vraiment, je dis merci aux signataires de cet accord ». Pour toucher les faits du bout des doigts, notre reporter s’est dirigé vers une des classes de terminale science mathématique au Lycée AST. Dans cette classe, Fodé Mara, enseignant contractuel, dispense un cours de Physique. « Nous avons appris qu’un accord a été signé entre les deux parties. Donc, en tant que contractuel, je ne peux que venir dispenser mes cours comme d’habitude », a-t-il confié.

À noter que depuis l’ouverture des classes, le 4 octobre dernier, les enseignants contractuels de Kankan, avaient boudé les écoles publiques.

Source: Guinée360

Guinée-transports : Félix Lamah annonce le début des visites techniques le 1er novembre

Le ministre des transports a annoncé à travers un communiqué que,  les opérations de contrôle de vignette et celui technique obligatoire et les certificats de visite démarrent, ce mercredi 1er novembre 2023 pour tout type de véhicule.

 

Le communiqué du ministre des transports, Félix Lamah, publié le 28 octobre 2023, précise que les opérations de contrôle de vignette ne concerne uniquement que les véhicules circulant à Conakry ou se rendant à l’intérieur du pays, en attendant l’installation très prochainement d’autres centres de visite technique dans les villes de l’intérieur.

Le Ministère des Transports ajoute par la même occasion que le contrôle des certificats de visite technique pour les catégories de véhicules ci-dessous ayant démarré, le 02 mai 2023, se poursuit et obéit au même principe:
– Transport d’hydrocarbures et de matières dangereuses :
– Transport d’agrégats:
Tout type de transport de marchandises:
– Tout type d’engins miniers, agricoles et de travaux publics empruntant la voie publique.

Rappelons que, ces contrôles concernent tout véhicule  de transport public et privé de voyageurs (taxis urbain et interurbain, mini bus, bus) ainsi que pour les véhicules particuliers.

CNT: les conseillers adoptent deux projets de lois

Réunis en plénière, ce mercredi 25 octobre 2023, les conseillers nationaux de la transition ont adopté, à l’unanimité, deux projets de lois relatifs au régime de l’état civil et l’identification des personnes physiques en République Guinée.

 

La première loi portant Identification des personnes physiques comprend 119 articles répartis en 3 titres. Elle donne un régime juridique propre à l’identification des personnes physiques qui, avant ce projet, n’existait pas, selon le conseiller Fingui Camara, vice-président de la commission Constitution, lois organiques, Administration publique, Organisation judiciaire. Cette loi prévoit aussi des règles visant à garantir et à assurer la sécurité juridique aux citoyens guinéens et la protection de leurs données personnelles, fonder les politiques publiques sur des données fiables en perpétuelle évolution, mieux connaître la population guinéenne et la population étrangère, résidant en Guinée.

Elle permet, en outre, de préfigurer la création d’un registre national des personnes physiques, mais aussi de l’attribution d’un numéro personnel d’identification (NPI) à chaque citoyen guinéen. Elle définit et détermine les procédés d’identification nominative, personnelle, numérique et biométrique des personnes physiques dans le pays.

La seconde loi qui porte sur le régime de l’état civil est composée de 286 articles répartis en 6 titres. Selon le conseiller Sayon Mara, rapporteur de ladite commission, cette autre loi vise la modernisation et la généralisation du système de l’état civil guinéen sur l’ensemble du territoire national. Elle apporte des innovations, concernant entre autres, le rapprochement de l’état civil des populations par la création des centres principaux, des centres secondaires et des centres de déclaration de l’état civil et de l’identification, la consécration du mariage dans les lieux de culte, la mise en place d’un processus de dématérialisation et de digitalisation des actes de l’état civil, qui permettra de stocker les données au niveau national et de les sécuriser, les règles régissant l’état civil des Guinéens et des étrangers résidant en République de Guinée, les procédures d’enregistrement des faits d’état civil, leur gestion informatisée et la production des statistiques vitales, les modes de traitement des actes de l’état civil, les précisions sur les registres de l’état civil et sur les jugements supplétifs tenant lieu des actes de l’état civil. Ainsi que les rapports entre le parquet et les officiers de l’état civil, le régime des sanctions disciplinaires et pénales en structurant ces dernières en des peines d’amende correctionnelles et criminelles.

Pour le ministre de l’Administration du territoire et de la décentralisation, l’adoption de ces lois par le CNT « est un service rendu à la refondation et à la rectification institutionnelle de notre nation à tous les niveaux».

Selon Mory Condé, ces lois vont permettre «d’offrir une base de données unique interopérable avec le secteur de la santé du niveau poste de santé jusqu’au niveau central en passant par les centres de santé, les centres médicaux communaux, les hôpitaux préfectoraux et régionaux. Elles contribueront aussi à l’amélioration de la gouvernance à travers l’interopérabilité entre tous les secteurs de la vie sociale, économique, culturelle et politique de notre pays ».

Source: Guinée 360

Le président de la transition nomme les membres du conseil d’administration de la poste

Le colonel Mamadi Doumbouya a nommé les membres du Conseil d’administration de la Poste guinéenne, ce mercredi 25 octobre 2023 à travers un décret lu à la télévision nationale.

 

Parmi les nouveaux membres on note : Youssouf Boundou Sylla, secrétaire général du ministère de l’Enseignement technique, de la Formation professionnelle et de l’Emploi (président)

Dr Mahmoudou Touré, Secrétaire général du ministère du Plan et de la Coopération internationale

Mme Fatoumata Binta Barry : ministère des infrastructures et des transports.

Fodé Fofana : Inspecteur général ministère des Postes, télécommunications et de l’Economie Numérique.

Samba Bokoum : Conseiller chargé des questions industrielles et du contenu local au ministère du Commerce, de l’Industrie et des PME.

Dr Cheik Sidya Diabaté : conseiller chargé de gouvernance territoriale participative au ministère de l’Administration du territoire et de la Décentralisation.

Abdoulaye Touré : Directeur national des postes au ministère des Postes, des Télécommunications et de l’Economie Numérique.

Mohamed Diallo : directeur général du contrôle des marchés publics au ministère de l’Economie et des Finances.

Yaya Condé : directeur général du contrôle permanent de la BCRG.

L’ambassade de Guinée en Belgique inaugurée

Le ministre des Affaires étrangères et des Guinéens de l’étranger, Dr Morissanda Kouyaté, a inauguré mardi 24 octobre 2023, les nouveaux locaux de l’ambassade de Guinée en Belgique.

 

Le ministre des Affaires étrangères et des Guinéens de l’étranger, Dr Morissanda Kouyaté, qui s’est exprimé à la télévision nationale, indique que le bâtiment composé de plusieurs bureaux.

Selon le site Guinée 360, le bâtiment de l’ambassade de Guinée en Belgique a été acheté par le président de la transition Mamadi Doumbouya. le prix reste pour le moment inconnu.

La cérémonie inaugurale a connu la présence de plusieurs ambassadeurs du pays en Europe. Il s’agit notamment de ceux de la France, de l’Allemagne et du Royaume Uni.

Guinée : la loi sur le financement de l’accès à l’électricité promulguée

Le président de la transition Colonel Mamadi Doumbouya a promulgué ce lundi 23 octobre 2023, la loi portant autorisation de financement du projet d’amélioration de l’accès à l’électricité en Guinée.

 

L’accord-cadre signé le 12 mai 2023 entre la Guinée et la Banque islamique de développement (BID), porte sur un montant de 90 millions de dollars américain.

La loi demandant l’autorisation de financement de ce projet a été votée en plénière le 14 juillet 2023 par les Conseillers nationaux du CNT. Apprend-on sur le site Guinée360.

Guinée : Bernard Goumou ordonne la récupération des passeports diplomatiques des hauts cadres

L’annonce a été faite à travers un communiqué publié lundi 23 octobre 2023, par le premier ministre.

 

La récupération des passeports diplomatiques et de services des fonctionnaires et  hauts cadres de l’Etat est une mesure qui vise à améliorer les formalités administratives concernant les voyages professionnels de ces fonctionnaires et hauts cadres de l’Administration.

A cet effet, le chef du gouvernement invite le ministre secrétaire général du gouvernement à travailler dans un bref délai, en collaboration avec le ministre des affaires étrangères à faire des propositions de réorganisation du circuit administratif d’octroi des ordres de mission, des formalités d’obtention de visas et des formalités de départ et d’arrivée à l’aéroport de Conakry.

Pour finir, le premier ministre a profité de cette occasion pour réitérer sa confiance aux membres de son gouvernement et rappelle que la refondation exige l’amélioration continue de la qualité des services publics.

Guinée : Mamadi Doumbouya  inaugure l’École régionale des Arts et Métiers

Le président de la transition va se rendre ce vendredi 20 octobre 2023, à Coyah pour l’inauguration de l’école régionale des arts et métiers (Eram) de Coyah.

 

Situé à Bentourayah dans la préfecture de Coyah, l’école régionale des Arts et Métiers de Coyah est une nouvelle école au compte du ministère de l’Enseignement technique, de la formation professionnelle et de l’emploi.

Ce centre de formation technique et professionnel à caractère régional compte plusieurs filières. Parmi lesquelles : génie mécanique, multimédias, électricité, électronique. Des filières du bâtiment, comme le carrelage, la peinture, la topométrie, la mécanique du sol, etc.

Notons qu’après l’inauguration à Coyah, le président de la transition va se rendre à Donka pour inaugurer une autre école du même genre. Le ministre de l’Enseignement technique, de la Formation professionnelle et de l’Emploi, Alpha Bacar Barry, est déjà sur place avec tous les cadres de son département.

Guinée : Mamadi Doumbouya nomme plusieurs hauts cadres au ministère de l’enseignement supérieur

Le président de la transition a signé u décret mercredi 18 octobre 2023, portant nomination des hautes fonctions au ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation.

 

Parmi les nouveaux responsables, l’on note :

Institut supérieur des arts Mory Kanté de Dubréka (ISAMK)

-Directeur général : Dr Faya Pascal Ifono, précédemment directeur général adjoint chargé de la recherche de l’Institut supérieur des arts Mory Kanté;
-Directrice générale adjointe chargée de recherche : Dre Mafory Bangoura précédemment directrice générale de la recherche de l’Institut supérieur des arts Mory Kanté de Dubréka.

École supérieure de l’hôtellerie et du tourisme:

-Directrice générale: Dre Fatoumata Bah, enseignante chercheuse précédemment conseillère chargée des questions de recherche scientifique et d’innovation ;
-Directeur général adjoint chargé des études : Dr Ousmane Sangaré, enseignant chercheur précédemment directeur général adjoint chargé des études à l’institut supérieur de formation à distance.
-Directeur général adjoint chargé de la recherche : Karamoko Lansary Sylla précédemment directeur général adjoint chargé des études à l’institut supérieur de formation à distance ;
-Secrétaire général : Mamadou Kouyaté enseignant chercheur à l’institut supérieur de formation à distance.

Institut supérieur de Formation à distance (ISFAD)

-Directeur général adjoint chargé des études : Fayimba Mara, enseignant chercheur à l’université Général Lansana Conté de Sonfonia.
-Secrétaire général : Kandja Camara, enseignant chercheur à l’Université général Lansana Conté de sonfonia .

Institut supérieur des mines et géologies de Boké:

-Directeur général chargé de la recherche : Dr Ahmed Amara Konaté, enseignant chercheur précédemment directeur du laboratoire de recherche en géologie appliquée de l’Institut supérieur des mines et géologies de Boké en remplacement de Dr Mamady Cissé, appelé à d’autres fonctions.

Université Général Lansana Conté de Sonfonia (UGLCSC)

-Recteur : Pr Daniel Lama, enseignant chercheur précédemment recteur de l’université de Kindia en remplacement de Pr Manga Keita appelé à d’autres fonctions.
-Vice-recteur chargé de la recherche : Pr Abdoul Karim Diallo, enseignant chercheur précédemment inspecteur général au ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation en remplacement de Dr Bagbo Onivogui appelé également à d’autres fonctions.

Université de Kindia :

-Recteur : Pr Akoï Massa Zoumanigui, précédemment directeur général de l’Institut supérieur des sciences de l’éducation de Guinée (ISSEG), en remplacement de Pr Daniel Lamah appelé à d’autres fonctions.

Institut supérieur des arts et sciences de l’éducation (ISSEG)

-Directeur général : Pr Mamadou Cellou Diallo, précédemment directeur général adjoint chargé de la recherche à l’institut des sciences de l’éducation en remplacement de professeur Akoï Massa Zoumanigui.
-Directeur général adjoint chargé de la recherche : professeur Faya Oularé, enseignant chercheur à l’Université Julius Nyéréré de Kankan.

Institut de linguistique appliquée (IRLA)

-Directrice générale adjointe: Dr Saran Camara enseignante chercheuse précédemment secrétaire scientifique du centre de recherche et de documentation environnementale pour le développement intégré de la Basse Guinée de Kindia.

Institut de recherche en biologie appliquée de Guinée (IRBAG):

-Directeur général : professeur Mohamed Sahar Traoré, précédemment directeur général adjoint de l’Institut de recherche et de développement des plantes médicinales et alimentaires de Guinée.
-Directeur général adjoint : Dr Bago Onivogui, précédemment vice-recteur chargé de la recherche à l’Université Général Lansana Conté de Sonfonia.

 

 

 

Guinée : un nouveau-né meurt empoisonné à Kignenkoura

Le nourrisson de 48 heures a été retrouvé mort dans le domicile de ses parents mardi 17 octobre 2023, à  Kignenkoura relevant de la Commune urbaine de Siguiri.

 

La scène s’est déroulée à Kignenkoura dans  la commune de Siguiri. Selon les informations relayées sur le site Guinée 360, la voisine de la mère du bébé serait à l’origine de cet empoisonnement. C’est une femme qui est soupçonnée avoir empoisonnée  cet enfant. Selon le médecin chef de l’hôpital préfectoral de Siguiri, qui a expliqué que la mort du nourrisson a été causée par une substance.

Les faits se sont déroulés tels que : « C’est la maman de ce bébé qui s’est déplacée pour se laver en laissant un de ses enfants pour surveiller le bébé, mais la dame du nom de Djenaba Traoré aurait commissionné l’enfant qui était à côté du bébé pour acheter le café pour son père. À son retour, l’enfant s’est croisé avec sa Maman qui avait fini de se laver. Ils ont trouvé que le bébé a perdu la vie », a relaté le médecin. Le procureur de la République près le tribunal de première instance de Siguiri s’est saisi du dossier. Dans le cadre d’une enquête qu’il a ordonnée, le doyen du village a été interrogé.

Il affirme que ces deux femmes ne sont pas des coépouses, mais elles ne s’entendaient pas et c’est leur jalousie qui serait à l’origine de la mort du nouveau-né. La femme mise en cause a été mise aux arrêts et conduite au commissariat central de Siguiri pour des fins d’enquêtes.

Guinée-insécurité à Siguiri : le préfet met sur pied  un numéro vert

Pour lutter contre l’insécurité dans la ville de Siguiri, le préfet de Siguiri, Dr Mouramani Cissé  a mis à la disposition des habitants, dimanche 15 octobre 2023, un numéro vert.

 

Le numéro 611515121 est disponible désormais 24h/24 pour remonter les informations. En effet, il a été mis sur pied pour lutter contre l’insécurité grandissante qui s’observe de plus en plus dans la ville de Siguiri depuis quelques temps.

En effet, le numéro vert mis à la disposition de la population va permettre aux habitants de dénoncer tout acte de banditisme dans la ville.

Rappelons que, c’est après l’arrestation samedi dernier de deux individus avec des armes à feu et des armes blanches dans le district de Bouré Balato, relevant de la sous-préfecture Kintinian, par les forces de défenses et les chasseurs dans le cadre de la lutte contre le banditisme que, le préfet a décidé de mettre un numéro vert à la disposition des habitants.

La Guinée inaugure sa première académie des sciences à Conakry

 La cérémonie d’ouverture de la première académie des sciences à Conakry s’est déroulée mercredi 11 octobre 2023 en présence du  Premier ministre Dr Bernard Goumou.

 

L’Académie des Sciences de Guinée a été officiellement lancée à Conakry ce mercredi, 11 octobre 2023. En effet, cette dernière vise à apporter de l’expertise à l’État et aux institutions publiques et privées et  à veiller à la qualité de l’enseignement des Sciences, des Lettres, des Arts et de la Culture à tous les niveaux du système éducatif, à prendre position sur des questions touchant les relations entre la Science et la Société.

L’académie des sciences de Guinée est composée d’une trentaine d’éminents scientifiques, composés de femmes et d’hommes, issus de plusieurs domaines. L’académie comprend 5 collèges qui sont : le Collège des sciences et techniques, le Collège des sciences naturelles et agronomiques, le Collège des sciences de la santé, le Collège des sciences humaines et sociales, des arts et culture et le Collège des sciences juridiques, politiques et économiques.

Notons que c’est une  initiative des autorités de la transition, pour éclairer la société et les plus hauts décideurs nationaux à travers des productions scientifiques et techniques.

Guinée : le colonel Doumbouya nomme des  ambassadeurs au  Japon et au Brésil

Le président de la transition a signé mercredi 11 octobre 2023,  les décrets portants nominations de l’ambassadeur du Japon et du Brésil.

 

À travers un décret lu à la télévision nationale ce mercredi 11 octobre 2023, le président de la transition a procédé à la nomination des ambassadeurs de la Guinée au Japon et au Brésil.

Selon le décret, Moussa Fanta Camara précédemment chargé d’affaires à l’ambassade de la République de Guinée au Japon est nommé ambassadeur.

Ibrahima Komara, quant à lui, a été nommé ambassadeur de la Guinée au Brésil. Il était jusque-là, chargé des questions sociales, humanitaires et culturelles à la mission permanente de la République de Guinée à New-York.

Guinée-détournements de fonds publics : Amadou Damaro mis en liberté provisoire

L’ancien Président de l’Assemblée nationale Amadou Damaro Camara, a été remis en liberté provisoire lundi 09 octobre 2023, le président de la chambre de jugement, Francis Kova Zoumanigui.

 

La Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF) a ordonné la mise en liberté provisoire de l’ancien président de l’Assemblée nationale en Guinée. L’ancien président de l’Assemblée nationale qui s’est présenté à la barre lundi, s’est expliqué sur les faits de détournement des deniers publics et de complicité dont il est accusé, notamment sur la passation de marché de rénovation de son cabinet et les 15 milliards destinés à la construction du siège de l’institution.

Avant sa mise en liberté provisoire, la Cour a invité la Banque centrale, l’EDG, la SEG le DAF de l’ancienne Assemblée nationale à communiquer toutes les pièces comptables et financières se rapportant à l’utilisation des 15 milliards de francs guinéens. A l’ancien Président de l’Assemblée nationale, Amadou Damaro Camara de produire le titre de ses biens saisis par le tribunal, le 16 décembre 2022. Avant de suspendre les débats, la CRIF a fixé la date de renvoi au jeudi 16 novembre 2023, à 9 heures.

Rappelons que L’ancien Président de l’Assemblée nationale Amadou Damaro Camara, est poursuivi pour détournements de deniers, publics, d’enrichissement personnel, de blanchiment d’argent et de prise illégale d’intérêt public et privé entre autres, et placé sous mandat de dépôt depuis 18 mois.

 

 

Guinée : un jeune homme retrouvé mort à Diguiling

Le corps sans vie d’un homme âgé d’une vingtaine d’années a été retrouvé à Diguiling, relevant de la commune rurale de Siguirini, à 150 kilomètres de Siguiri.

 

La découverte macabre a été faite lundi 9 octobre 2023. Le corps identifié de  Doura Keita a été découvert aux environs de 18 heures. Selon le site Guinéematin, il aurait été touché par un engin roulant et a perdu beaucoup de sang.

Ce dernier aurait succombé à ses blessures. Le jeune homme souffrait d’une maladie mentale. Le chef du poste de santé de Diguiling, Mamoudou Traoré, a expliqué les circonstances dans lesquelles il a trouvé le corps du jeune. « C’est un jeune qui vient de Dabola. D’après mes diagnostics, il a été sûrement touché par un engin roulant parce que nous avions retrouvé des plaies sur son corps et le jeune avait dégagé beaucoup de sang. Donc, c’est suite à ça qu’il a finalement rendu l’âme », a précisé Mamoudou Traoré à travers le site d’informations  Guinée matin.

Après l’accord du procureur de la République près le tribunal de première instance de Siguiri, Amadou Kindy Baldé, le corps a été remis aux autorités locales de Diguiling pour son inhumation.

Guinée : les enseignants menacent de boycotter les cours

Les enseignants contractuels ont annoncé le 8 octobre 2023,  le boycott des cours dans les établissements sir leurs différentes revendications ne sont pas prises en compte par le gouvernement de transition.

 

Dans la région de Kankan, Les enseignants contractuels ont décidé de ne pas dispenser les cours dans les établissements scolaires si leurs différentes revendications ne sont pas respecter en effet, dimanche 08 octobre 2023, ces derniers ont appelé les enseignants à suivre le mouvement de grève. « Tout enseignant qui sera appréhendé en situation de classe, nous allons remonter son nom à Conakry et pendant la paie, je ne dis pas que ces enseignants ne recevront pas leur argent, mais ils vont traîner derrière pour nous avoir trahis. Nous demandons à ces contractuels de suivre le mot d’ordre de grève jusqu’à ce que nos revendications soient prises en compte », a déclaré Namory Camara.

En effet, depuis le 3 octobre, jour de rentrée dans les établissements, aucun enseignant contractuel n’a répondu présents. Ces derniers expliquent que : « Tant que la délégation ne se retourne pas, il n’y aura pas de réouverture pour les enseignants contractuels jusqu’à nouvel ordre. La décision reste toujours maintenue. On ne veut voir aucun contractuel en train de dispenser les cours. On ne reprendra pas les cours si nos revendications ne sont pas prises en compte. C’est clair et on est ferme là-dessus », apprend-on sur Guinée 360.

Notons que, ces enseignants réclament entre autre leur intégration à la fonction publique et le paiement intégral de 9 mois d’arriérés de salaire.

Guinée : le colonel Mamadi Doumbouya exclut trois officiers de l’armée

Le président de la transition a annoncé le 5 octobre dernier, la radiation de trois officiers pour des faits « d’inconduite ».

 

Dans  un décret présidentiel publié le 5 octobre 2023, le colonel Mamadi Doumbouya annonce la radiation de trois officiers des effectifs de l’armée guinéenne. Selon le communiqué, ils ont été radiés pour des faits « d’inconduite ».

Il s’agit du commandant Aly CAMARA, Matricule 39586/G, Capitaine Abdoulaye 2 CISSE, Matricule 22435/G et le Lieutenant Mamadou Saidou 1 BARRY, Matricule 22584/G.

 

Par cet acte, le président a décidé de sceller le cas de l’ancien chef des opérations du groupement des forces spéciales qui a renversé Alpha Condé le 05 septembre 2021.

Guinée : l’immeuble du trésor public en flamme

Situé au centre-ville de Kaloum, l’immeuble qui abrite le Trésor public a pris feu ce mercredi 4 octobre 3023.

 

Un incendie s’est déclaré  aux environs de 12 heures au niveau du deuxième étage de l’immeuble du Trésor public à Kaloum. Entrainant ainsi de nombreux dégâts. Et aucune perte en vie humaines.

Les sapeurs-pompiers sont aussitôt arrivés pour tenter de maîtriser les flammes. Pour l’heure, les causes de l’incendie restent inconnues.

Une délégation des membres du gouvernement composée de Charles Wright ministre de la justice, de général Amara Camara ministre secrétaire général à la présidence de la République, s’est rendue sur les lieux pour constater les dégâts.

La Guinée fête ses 65 ans d’indépendance

La  fête nationale du 02 octobre 2023, a été marquée par une parade de plus de 6000 militaire et paramilitaires à Conakry en présence du président de la transition Mamadi Doumbouya.

 

Ils sont plus de 6693 militaires composés d’hommes et de femmes issus des forces de défense et sécurité qui se sont mobilisés pour effectuer la parade devant le président de transition Mamadi Doumbouya lundi 02 octobre dernier. Le défilé militaire s’est déroulé le long de la route, partant du Palais du Peuple jusqu’au Palais Mohamed 5. Les forces armées guinéennes, avec une discipline remarquable, ont défilé sous les regards admiratifs de la foule. En tête de cortège, le Colonel Mamadi Doumbouya, Président de la transition, a été ovationné et applaudi par les citoyens qui s’étaient massés le long du parcours.

En effet, cet anniversaire symbolique rappelle le courage et la détermination du peuple guinéen dans sa lutte pour la liberté. C’est une occasion pour les Guinéens de se souvenir de leur histoire et de célébrer les progrès réalisés depuis leur indépendance et ce, malgré les défis politiques, économiques et sociaux auxquels le pays est confronté. Apprend-on sur Guinéeneews.

Notons que lors de cette célébration du 65ème anniversaire, les pays tels que la Sierra Leone, le Mali, le Niger et le Burkina Faso ont également pris  part à cette parade à travers leurs unités d’élites présentes en Guinée depuis quelques jours.

Guinée an 65 de l’indépendance : Lauriane Doumbouya attendue  à Labé

La première dame va effectuer une visite à Labé mercredi 4 octobre 2023, dans le cadre de la poursuite de la célébration de la semaine spéciale de l’indépendance de la république de Guinée.

 

Selon les antennes locales du département de la promotion féminine et la direction régionale de l’information et de la communication, la première dame Lauriane Doumbouya posera ses valises demain mercredi 04 octobre 2023 dans la cité de Karamoko Mo Alpha pour un séjour de quelques heures.

Selon le site Guinéenews, la première dame va rencontrer au cours de sa visite les femmes de la région administrative de Labè, où elle va les écouter afin d’apporter une aide significative dans leurs préoccupations quotidiennes.

Notons que, cette visite s’inscrit dans le cadre de la poursuite de la célébration de la semaine spéciale des 65 ans d’indépendance de la république de Guinée.

Guinée : l’épidémie de diphtérie fait 11 morts et 62 personnes sous traitement à Kankan

Depuis l’arrivée de l’épidémie de diphtérie en Guinée en juillet 2023, de nombreuses villes ont déjà été touchées.

 

L’épidémie en cours dans la région sanitaire de Kankan a affecté principalement les enfants de moins de 12 ans et les filles représentent près de 60% de cette tranche d’âge touchée. Selon le site d’informations  Guinée 360, «En plus de la prise en charge des patients, la vaccination des contacts est aussi l’une des actions de riposte engagée par le ministère de la Santé à travers ses services techniques en collaboration avec les partenaires ». Explique Sory 2 Keira, chef de département communication sur les risques, mobilisation sociale et engagement communautaire à l’Agence nationale de sécurité sanitaire (ANSS).

Et d’ajouter: « 9415 personnes sont déjà vaccinées parmi les contacts. Les actions se poursuivent et un plan de riposte régional est élaboré et soumis aux autorités pour financement en vue d’un contrôle rapide de l’épidémie», apprend-on à travers le site d’informations 360 Guinée. Ainsi, 255 cas suspects dénombrés et tous les contacts sont suivis. A date, 62 personnes sont sous traitement dans les centres de prise en charge de Kankan et Siguiri.

Maladie infectieuse respiratoire, la diphtérie induit des atteintes du système nerveux central, de la gorge ou d’autres organes entraînant la mort par asphyxie. Notons que, le nombre total des décès est de 54 dans les villes de Guinée avec 42 à Siguiri, 11 à Kankan et 1 à Kouroussa.

 

Guinée : Charles Wright gèle les salaires de 15 magistrats « pour abandon de service »

Le ministre de la justice a annoncé à travers un communiqué  le 27 septembre 2023, le gel des salaires de certains magistrats pour abandon de service en violation de l’article 33 de la Loi organique.

 

 

Voici la liste intégrale des 15 magistrats dont les comptes ont été gelés.

 

  • GUILAYOGUI DOUA ;

2- KOLIÉ CÉCÉ ROGER ;

3- BARRY MOHAMED ;

4- MILIMONO SIMON PIERRE ;

5- MAMY JULIETTE

6- KEITA SORY ;

7- KOUNDOUNO BU AISE ;

8- GUILAVOGET ELISE LOUA ;

9- KOUADIO KAMAN MAGLOIRE THEOPHILE ;

10- DIAKITÉ MAMOUDOU ;

11- DIALLO IBRAHIMA ;

12- CAMARA MARIAMA ;

13- THÉA GOBOU APPOLINE ;

14- TRAORÉ MBALOU ;

15- Noramou Albert.

 

Guinée : les magistrats annoncent la tenue d’une réunion ce vendredi

L’association des magistrats de Guinée a annoncé à travers un communiqué la tenue d’une réunion extraordinaire,  vendredi 29 septembre 2023 à la cour d’appel de Conakry.

 

Selon un communiqué publié par l’AMG, c’est suite à la crise persistante au sein de l’appareil judiciaire guinéen que le conseil d’Administration de l’AMG a décidé de convier une réunion extraordinaire vendredi 29 septembre 2023. En effet,  l’ordre du jour portera sur la crise au sein de l’appareil judiciaire. La rencontre aura lieu vendredi à partir de 9h à la cour d’appel de Conakry.

En effet,  les magistrats de Guinée sont en grève depuis plus d’un mois maintenant. Ils protestent contre la suspension de Moussa Camara et Cé Avis Gamy tous les deux en service au tribunal de première instance de Labé et d’autres mesures prises par le ministre de la justice, garde des Sceaux.

Notons que cette invitation intervient après le gel des comptes de 15 magistrats par le ministre de la justice garde des sceaux Charles Wright.

Assemblée Générale des Nations-Unies : Voici le discours intégral du colonel Mamadi Doumbouya

Le président de la transition guinéenne, le colonel Mamadi Doumbouya a prononcé ce jeudi, à la tribune de la 78e session de l’Assemblée générale des Nations-Unies à New York, un discours touchant plusieurs aspects dont les coups d’Etat en Afrique, et particulièrement en Guinée.

 

Voici in extenso son discours lu devant les Chefs d’Etats et chef de Gouvernement invités par l’ONU :

Monsieur le Président,

Excellences Mesdames et Messieurs les Chefs de délégation,

Monsieur le Secrétaire général,

Je voudrais avant de commencer, Monsieur le Président, vous adresser les chaleureuses félicitations de la délégation guinéenne pour votre brillante élection à la présidence de la 78ème session ordinaire de l’Assemblée générale des Nations Unies.

Je voudrais également devant cette auguste assemblée, vous assurer du soutien de mon pays.

Je souhaite par la même occasion rendre un hommage mérité à votre prédécesseur, Monsieur CSaba K?rösi de la Hongrie.

À Monsieur le Secrétaire général, Monsieur Antonio GUTERRESS, je le remercie pour le dévouement avec lequel il dirige notre organisation.

Monsieur le Président,

Mesdames et Messieurs,

En venant prendre part aux travaux de la 78ème session ordinaire de notre Assemblée, je voudrais m’acquitter d’un devoir, celui de vous transmettre les chaleureuses salutations du peuple souverain de Guinée.

Mon pays qui continue de fonder un espoir en l’Organisation des Nations Unies pour trouver des solutions idoines aux questions auxquelles notre monde continue d’être confronté. Dans ce cadre, nous pensons que les fondamentaux qui ont sous-tendu à la création de notre organisation doivent s’adapter aux mutations profondes de notre société.

L’objectif du thème de la présente session « Paix, prospérité, progrès et durabilité », est d’actualité, évocateur et mérite une attention particulière de notre part.

Epidémie de coup d’état en Afrique. Après celle de la Covid-19, le continent est frappé par celle des putschs militaires. Notamment dans les pays francophones du sud du Sahara. C’est tout le monde qui les condamne. Qui les sanctionne. Qui s’émeut de la réapparition brusque de cette pratique que l’on croyait révolu. A juste titre.

Mais j’ai envie de dire que la communauté internationale doit avoir l’honnêteté et la correction de ne pas se contenter de dénoncer les seules conséquences, mais de s’intéresser et de traiter les causes.

Les coups d’Etat, s’ils se sont multipliés ces dernières années en Afrique, c’est bien parce qu’il y a de raisons très profondes. Et pour traiter le mal, il faut s’intéresser aux causes racines. Le putschiste n’est pas seulement celui qui prend les armes pour renverser un régime. Je souhaite que l’on retienne bien que les vrais putschistes, les plus nombreux, qui ne font l’objet d’aucune condamnation, c’est aussi ceux qui manigancent,

qui utilisent la fourberie, qui trichent pour manipuler les textes de la constitution afin de se maintenir éternellement au pouvoir. C’est ceux en col blanc qui modifient les règles du jeu pendant la partie pour conserver les rênes du pays. Voilà les putschistes les plus nombreux.

Monsieur le Président,

Mesdames et Messieurs,

Je fais partie de ceux qui, un matin, ont décidé de prendre nos responsabilités pour éviter à notre pays un chaos complet. Une situation insurrectionnelle. Aucune force politique, toutes complètement neutralisées à l’époque, n’avait le courage et les moyens de mettre un terme à l’imposture que nous vivions. La rectification institutionnelle à laquelle mes frères d’armes et moi avons pris nos responsabilités le 5 septembre 2021 n’était qu’une conséquence de cette situation de chaos qui avait finit par fissurer le tissu social et mettre à mal le vivre ensemble.

En Afrique, notamment en Afrique de l’Ouest, nous assistons avec l’évolution de nos sociétés à des prises de responsabilités par les Forces de Défense et de Sécurité qui suscitent interrogations, réflexions et actions de la Communauté internationale. La question que nous devons nous poser face à cette situation est la suivante : pourquoi les transitions militaires maintenant ? Je ne prétends pas avoir toutes les réponses à cette question. Mais, je voudrais donner des éléments de réponse à partir de l’expérience vécue dans mon pays par le peuple de Guinée et par-delà d’autres pays de l’Afrique de l’ouest confrontés aux mêmes réalités.

Sans être exhaustif, nous pensons que les transitions qui sont en cours en Afrique sont dues à plusieurs facteurs parmi lesquels on peut citer les promesses non tenues, l’endormissement du peuple, le tripatouillage des constitutions par des dirigeants qui ont pour seul souci de se maintenir indéfiniment au pouvoir au détriment du bien-être collectif. Aujourd’hui les peuples africains sont plus que jamais éveillés et décident de prendre leur destin en main.

La mauvaise répartition des richesses crée des inégalités sans fin, la famine, la misère qui rendent le quotidien de nos populations de plus en plus difficiles. Ces inégalités font partie des causes des événements qui mettent en péril le vivre-ensemble. Quand les richesses d’un pays sont dans les mains d’une élite alors que des nouveau-nés meurent dans des hôpitaux par manque de couveuse, il n’est pas surprenant que dans de telles conditions nous assistons à des transitions pour répondre aux aspirations profondes du peuple.

L’Afrique souffre d’un modèle de gouvernance qui lui a été imposé. Un modèle certes bon et efficace pour l’occident qui l’a conçu au fil de son histoire, mais qui a du mal à s’adapter à nos réalités, à nos coutumes, à notre environnement. Hélas la greffe n’a pas pris…, Je sais que lorsque je dis cela, tout de suite ils sont nombreux à se dire « encore un bidasse qui veut tordre le cou à la démocratie » « encore un soldat qui veut imposer sa dictature ».

Cependant, de façon très claire, sans hypocrisie, sans faux semblant, les yeux dans les yeux, Nous sommes tous conscients que ce modèle démocratique que vous nous avez si insidieusement et savamment imposé après le sommet de la Baule en France, presque de façon religieuse, elle ne marche pas. Les différents indices économiques et sociaux sont là pour le démontrer. Ce n’est pas un jugement de valeur sur la démocratie en elle-même. Croyez-moi. C’est un bilan. Un constat sur plusieurs décennies d’expérimentation chaotique de ce modèle dans notre environnement. Une période où il n’a été question que de joutes politiques. Au détriment de l’essentiel. L’économie.

Permettez-moi de pousser l’exercice de vérité un peu plus loin. Avec ma courte mais intense expérience de gestion d’un Etat, la Guinée, j’ai mieux mesuré à quel point ce modèle a surtout contribué à entretenir un système d’exploitation et de pillage de nos ressources par les autres. Et une corruption très active de nos élites. Des leaders nationaux à qui on a souvent accordé des certificats de démocrate en fonction de leur docilité ou de leur aptitude à brader les ressources et les biens de leurs peuples. Ou encore de leur facilité à céder aux pseudo recommandations et injonctions de certaines institutions internationales au service des grandes puissances.

Je dois d’ailleurs dans ce sens confesser que tout ce à quoi je fais face dépasse toute imagination. Se sont les mêmes qui professent la démocratie, la transparence, la bonne gouvernance, qui dénoncent la corruption, qui dictent les règles. C’est eux qui en off, très discrètement et sournoisement redoublent de pression pour nous faire céder notre patrimoine dans des contrats léonins.

Je comprends aujourd’hui certains dirigeants, quelques-uns de mes prédécesseurs qui, parce qu’ils avaient des fragilités, parce qu’ils étaient sous pression, ou parce qu’ils trainent des casseroles ou surtout parce qu’ils avaient un agenda politique ont cédé à ce qu’on leur demandait. Je les comprends sans les approuver. Certains m’ont même rappelé que si j’avais un agenda politique je serais moins à l’aise pour mener à bien les réformes auxquels mon gouvernement et moi nous nous sommes attaqués.

Une chose est certaine, nous n’avons qu’une seule préoccupation. Le bien-être du peuple et le vivre ensemble. C’est cela notre priorité. C’est pourquoi la transition que je dirige a choisi de se consacrer avec méthode en fixant des objectifs clairs dans un ordre précis. Le social, l’économie et le politique.

Monsieur le Président,

Mesdames et Messieurs,

Mon uniforme je l’ai mise au service de mon peuple. Je vous serais reconnaissant de respecter ce serment. De nous tenir à distance respectable des divisions de toute sorte que beaucoup essaient de nourrir dans nos pays. Le sahel traverse l’une des crises les plus graves de sa très vieille histoire.

Mais elle a les ressorts nécessaires pour y faire face. Son sens légendaire de la diplomatie doit être libéré afin qu’ensemble nous nous parlions sans interférence. C’est pour cela que la CEDEAO dont la vocation était économique doit cesser de se mêler de politique et privilégier le dialogue.

Nous africains sommes fatigués, épuisés des catégorisations dans lesquelles les uns et les autres veulent nous cantonner. La population de l’Afrique est jeune. Elle n’a pas connu la guerre froide. Elle n’a pas connu les guerres idéologiques qui ont façonné le monde des 70 dernières années.

C’est pourquoi nous trouvons insultant les cases, les classements qui tantôt nous placent sous l’influence des américains, tantôt sous celle des anglais, des français, des chinois, des russes et même des turcs.

Nous ne sommes ni pros ni anti américains, ni pro ni anti chinois, ni pro ni anti français, ni pro ni anti russes, ni pro ni anti turcs. Nous sommes tout simplement pro africains. C’est tout. Nous mettre sous la coupe de telle ou telle puissance est une insulte, du mépris, du racisme vis-à-vis d’un continent de plus d’un milliard trois cent millions de personnes.

Il est important dans cette prestigieuse et influente assemblée que l’on comprenne clairement, définitivement que l’Afrique de papa, la vieille Afrique, c’est terminé. Avec une population de plus d’un milliard d’africains dont environ 70% de jeunes totalement décomplexés, des jeunes ouverts sur le monde et décidés à prendre leur destin en main, il est venu le moment de prendre conscience que les structures, les règles issues de l’après seconde mondiale, en l’absence de nos Etats qui n’existaient pas encore sont obsolètes. C’est la fin d’une époque déséquilibrée, injuste où nous n’avions pas droit au chapitre.

C’est le moment de prendre en compte nos droits, de nous donner notre place. Mais aussi et surtout le moment d’arrêter de nous faire la leçon, d’arrêter de nous traiter comme des enfants. Rassurez-vous nous sommes suffisamment grands pour savoir ce qui est bien pour nous.

Nous sommes suffisamment matures pour définir nos priorités, pour concevoir notre propre modèle qui corresponde à notre identité, à la réalité de nos populations, à ce que nous sommes tout simplement. Nous vous serions fort reconnaissant de nous faire confiance et de nous laisser mener notre barque comme vous l’avez permis dans certaines régions du monde. En Asie, au Proche et Moyen Orient. Pour ne citer que ceux-là. Cette infantilisation est du plus mauvais effet pour une jeunesse africaine qui s’est émancipée.

Je ne saurai terminer mon propos sans souligner les menaces qui hantent la sous-région de l’Afrique de l’ouest, gravement exposée, aujourd’hui, à des questions de sécurité de tous ordres, de développement et de stabilité. Les populations de la sous-région n’aspirent qu’à une vie meilleure, au regard des leçons qu’elles ont tirées de leur histoire et de leur désir de vivre dans un espace et dans un monde de paix et de concorde avec les autres peuples du monde.

Dans ce contexte, nous sommes tous interpellés et appelés à procéder à une meilleure analyse de la situation, en vue d’initier et de poursuivre de nouvelles politiques au bénéfice de tous. La communauté internationale doit regarder l’Afrique avec des yeux neufs. Elle doit entreprendre avec elle désormais une coopération franche dans un esprit de partenariat Gagnant-Gagnant.

Je vous remercie de votre aimable attention.

 

Colonel Mamadi DOUMBOUYA

Chef de l’Etat, Chef suprême des Armées

Source: Conakryinfos