À Conakry, les dirigeants de la Guinée, de la Sierra Leone et du Liberia ont tenu un sommet pour désamorcer les tensions frontalières. La Côte d’Ivoire a pris part aux échanges en qualité de pays témoin.
Le président de la Guinée, Mamadi Doumbouya, a présidé lundi à Conakry un sommet tripartite consacré aux différends frontaliers avec la Sierra Leone et le Liberia. La rencontre s’est tenue au Palais Mohammed V, en présence des présidents Julius Maada Bio et Joseph Boakai, ainsi que de la Côte d’Ivoire, représentée par Nialé Kaba, envoyée spéciale du président Alassane Ouattara. Ce sommet sur les tensions frontières Guinée intervient dans un climat marqué par des incidents récents et un renforcement du dispositif militaire guinéen dans les zones concernées.
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Des tensions récentes sur le terrain
Les discussions ont porté sur plusieurs points de friction dans la zone de convergence entre les trois pays, au cœur de l’Union du fleuve Mano. Parmi les incidents récents, l’interpellation de militaires sierra-léonais en territoire guinéen a suscité des tensions avant leur restitution. Du côté du Liberia, des désaccords liés à l’exploitation de sable dans le fleuve Makona et à des symboles de souveraineté ont ravivé les crispations.
Des incidents ont également été signalés dans le comté de Lofa, notamment dans la zone de Sorlumba, où des affrontements ont inquiété les populations locales. Face à ces défis, les chefs d’État ont insisté sur la nécessité d’un règlement pacifique des tensions frontières Guinée.
Une volonté de privilégier le dialogue
Les dirigeants ont réaffirmé leur attachement aux principes de souveraineté, d’intégrité territoriale et de bon voisinage. Ils ont insisté sur le recours au dialogue, au droit international et aux mécanismes régionaux pour résoudre les différends. Dans cette dynamique, les trois pays ont décidé de renforcer leur coopération sécuritaire.
Cela passe notamment par des patrouilles conjointes, un meilleur partage de renseignements et la mise en place de mécanismes d’alerte rapide. L’objectif est de contenir durablement les tensions frontières Guinée et de sécuriser les populations vivant dans ces zones.
Vers une relance de la coopération régionale
Les services techniques ont été instruits de poursuivre les travaux de délimitation des frontières terrestres et maritimes. Les dirigeants ont également annoncé la tenue prochaine d’un sommet de l’Union du fleuve Mano, dans un délai d’un mois.
Cette rencontre vise à renforcer la coopération en matière de sécurité, mais aussi à relancer les dynamiques de développement régional. Malgré le déploiement militaire, le président Mamadi Doumbouya a réaffirmé la vocation défensive de l’armée guinéenne.
À l’issue des échanges, Julius Maada Bio a salué l’esprit d’ouverture ayant marqué les discussions. Les trois États ont réitéré leur engagement à préserver la stabilité le long de leurs frontières communes.




